Détecteurs à lampes à trois électrodes
— On obtient une sensibilité beaucoup plus Fig. 10. grande en disposant, entre la plaque et le filament, une deuxième anode, qui est constituée par une spirale entourant le filament, un cylindre ou une plaque métallique perforée, un treillis de fils fins. On constitue ainsi une lampe identique à celles dont nous nous sommes déjà servis pour la production des oscillations entretenues (voir $ 124). Mais les caractéristiques ($ 125) du circuit-plaque de ces lampes sont semblables à celles que nous avons relevées sur les détecteurs à cristaux. Soumettons d’abord le circuit-grille à une tension continue OP, fig. 79, puis faisons passer dans ce circuit les oscillations à déceler. Quand, pendant une demi-période, la différence de potentiel qui s'ajoute à la force électromotrice continue est positive, le courant qui, dans le circuit-plaque, s ajoute au courant continu PQ est relativement grand. Pendant la demipériode suivante, la différence de potentiel oscillante est négative. Elle a pour résultat dans le cireuit-plaque un courant beaucoup plus petit que celui qu’on obtenait dans le premier cas. La courbe du courant dans le circuit-plaque a donc la forme & (fig. 82) quand la différence de potentiel oscillante est sinusoiïdale (courbe a, fig. 82).
Si nous associons un téléphone au circuit-plaque, comme nous l'avons fait dans le cas des détecteurs à cristaux, le courant dans le circuit téléphonique ne pourra, en raison de la forte self-induction des bobines du récepteur, suivre toutes les variations du courant de haute fréquence, et seule la valeur moyenne du courant sera à considérer. Le téléphone sera parcouru par du courant continu.
S1 les courants de haute fréquence à recevoir sont amortis, le téléphone sera parcouru par des impulsions de courant
(courbe c, fig. 100) et émettra un son de hauteur égale à celle des trains d'ondes à recevoir.
Le montage à employer pour nous placer dans les conditions
Circuit
oscillant
a HUE
D Fig. 111.
que nous venons d'exposer sera le suivant : le filament F est chauffé au moyen d'une source à force électromotrice réglable formée par exemple de deux éléments d’accumulateurs munis
Mine. :" 708
Fig. 112,
S "a | = Circurt oscillent ES
d'un potentiomètre. Une extrémité O du filament est reliée d’une part à la source de force électromotrice de haute fréquence qu'il s’agit de recevoir, d'autre part à une source de force électromotrice R (de 40 à 100 volts en général) composés d'éléments de piles en série, dont l'extrémité positive est reliée à une borne D du dispositif récepteur.
La plaque est reliée à l’autre borne C du récepteur, la grille est reliée à la borne — d’une source de force électromotrice réglable Q formée de quelques éléments d’accumulateurs munis d’un potentiomètre, et réunie à la borne A de la source à haute fréquence.
Dans ces conditions, la source à haute fréquence est intercalée dans le circuit-grille, le récepteur dans le circuit-plaque, fig. 111.
@ Oscilleuons incidentes
à Potentiel de Ze grille par ravport au
flernent
€ Courant
dens le circuit Plaque ar
d Courant A0yen dans le circuit plaque
Fig. 112.
On remplace souvent a source Q placée dans le circuit-grille par un condensateur C de faible capacité shunté par une résistance très élevée S (1 mégohm) (fig. 112). Ce montage a pour but de supprimer la source Q en utilisant la batterie P pour appliquer à la grille la tension négative désirée, laquelle est, ainsi que le montrent les caractéristiques (fig. 79) sensiblement égale à la tension de chauffage du filament. Le fonctionnement est le suivant.
Supposons d’abord qu'il n'y ait pas de courants de haute fréquence dans le circuit oscillant. En raison de la présence du petit condensateur C et de la très grande résistance de $S, Ja grille peut être considérée comme isolée. Étant bombardée par les électrons négatifs émis par le filament, elle se
120 LÉDÉE
charge à un potentiel négatif OA voisin de celui OR qui correspond à un courant nul dans le circuit-grille (fig. 79). Le cireuit-plaque est alors parcouru par un courant continu d'intensité AB.
Supposons maintenant qu'un train d'oscillations amorties de haute fréquence vienne à passer dans le circuit oscillant (courbe a, fig. 113). Examinons ce qui se passe pendant une oscillation. Pendant la demi-oscillation durant laquelle une différence de potentiel négative est soumise au circuit-grille, le point À (voir fig. 79) se déplace légèrement vers la gauche, et l’armature du condensateur C reliée à la grille se charge au potentiel négatif correspondant, puisqu'il ne passe pas de courant dans
F G Courant fs M osci/{ent
ad