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IV. —— APPAREILS RÉCEPTEURS ET ENREGISTREURS

159. Les appareils récepteurs ont pour rôle de transformer l'énergie électrique fournie par les détecteurs ou amplificateurs, en énergie mécanique capable d'impressionner les sens ou de provoquer l'enregistrement des signaux.

160. Réception au son. — Suivant le procédé le plus employé aujourd'hui, le récepteur est un téléphone semblable à ceux qu'on utilise pour la téléphonie avec fil. On sait que cet appareil se compose d’un électro-aimant devant lequel est fixé une mince membrane d'acier. Quand l’enroulement est parcouru

cr. de me à

par du courant alternatif, la membrane est alternativement attirée et repoussée, l’aimant étant polarisé; elle transmet à l'air sa vibration, laquelle se manifeste à l'oreille sous forme d'un son de hauteur égale à la fréquence du courant alternatif employé.

Dans le cas de la réception de successions de trains d'ondes amorties, ou d'ondes entretenues par la méthode hétérodyne, le téléphone associé au détecteur rend un son musical de fréquence égale à celle des trains d’ondes ou des battements. Dans le cas de la réception au Tikker, la fréquence est celle des interruptions de l'appareil.

Le téléphone est placé dans le circuit du détecteur. Si le cireuit dans lequel il est placé a une grande résistance, ce qui est le cas général, le courant dans le circuit détecteur sera très peu intense et, pour que l’action sur la membrane soit suffisante, l’enroulement des noyaux du téléphone devra être constitué d’un très grand nombre de tours. La place réservée à l’enroulement étant très petite, le fil devra être très fin et par conséquent très résistant. Ceci explique que des récepteurs à très grandes résistances donnent généralement de bons résultats. S'il est difficile de loger dans l'espace réservé aux bobines un nombre de tours suffisant, on peut associer le téléphone au circuit du détecteur par un transformateur dont le primaire, à grand nombre de tours, est placé dans le circuit du détecteur, tandis que le secondaire est relié au récepteur.

On peut alors, à condition de calculer convenablement le transformateur, employer des téléphones de résistance quelconque.

On place ordinairement en dérivation sur le téléphone un condensateur d’assez grande capacité destiné à mettre en résonance avec la fréquence d’étincelles à recevoir le circuit formé par le condensateur et le téléphone. La réception est alors améliorée.

Fig. 118.

La réception au son à l'inconvénient de ne laisser aucune trace durable des signaux reçus; elle a l'avantage de ne comporter qu'un appareillage très simple. Elle à celui, très important, de donner à chaque catégorie de signaux une tonalité propre, qui la distingue des signaux émis par les autres stations et des parasites. Elle facilite par conséquent la sélection dans une large mesure. Aussi est-elle exclusivement employée dans les stations de moyenne et de petite importance.

Elle n’est évidemment possible que quand la vitesse d’émission n’est pas trop grande pour que la traduction puisse en être

faite directement, à mesure qu'ils sont reçus par l'oreille. La vitesse pratique de transmission est ainsi limitée à 20 mots à la minute.

Réception enregistrée.

161. Réception au Morse. — Dans les premiers systèmes de réception, employés en combinaison avec le cohéreur, les signaux recus dans le cohéreur commandaient l’action d’un relais dans le circuit duquel était placé un appareil Morse. Cette méthode a été complètement abandonnée à cause des avantages de la réception du son.

162. Galvanomètres. — Le courant fourni par le détecteur peut être envoyé dans un galvanomètre à miroir. Celui-ci recoit, à chaque train d'ondes, une impulsion qui fait dévier momentanément le spot. On peut enregistrer ces déviations, par exemple photographiquement.

Dans le cas des oscillations entretenues, l’arrivée d’un signal produira dans le galvanomètre un courant continu qui produira une déviation permanente, durant pendant tout le temps du signal.

163. Phonographes. — La membrane du téléphone monté comme dans la réception au son peut être pourvue d’un stylet qui inscrit ses déplacements sur un disque de phonographe. On peut ainsi recevoir des signaux transmis à une vitesse quelconque. L'appareil est ensuite déroulé à une vitesse moindre, pas trop grande pour qu'on puisse les lire au son.

Cette méthode présente tous les avantages de la réception au son, au point de vue de la possibilité de distinguer les signaux utiles des parasites ou des émissions perturbatrices de tonalités différentes.

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