‹ La tentationChapitre 38 sur 112 · SCÈNE XXIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIIL

ACHILLE, TRÉVÉLYAN.

TRÉVÉLTAN.

Kérouare!

ACHILLE

TrévéJyan !

TBEVELYAN, s'avaurant rapidement, et lui serrant U main*

Et par quel hasard?

36 Lk TENTATION.

ACHILLE

Mais c'est à loi que je.demanderai cela, je te croyais à Lima, en mission !

TRÉVÉLYAN.

J'en arrive, mon ami, par les chemins détournés... Ah çàl que fais-tu ici, toi ? Est-ce que tu es de la maison?

ACHILLE

Un peu, mon ami... je suis un cousin... Mais toi, comment te trouves- tu là dans ce parc? Est-ce que tu connais de Vardes... ou sa femme ?

TRÉVÉLYAN.

"De Vardes I Mon Dieu , noni Je crois l'avoir aperçu autrefois... mais je ne savais même pas qu'il fût marié... Non... Je suis installé dans le petit port à côté... depuis quelques jours... et en me promenant ce matin... j'ai eu la fantaisie de visiter ce parc... Eh bien ! qu'est-ce que tu as donc à me regarder comme cela ?

ACHILLE

Rien... Tu as toujours ton physique, toi!

Naturellement.

ACHILLE, lui prenant le bras.

Et tu es toujours le môme d'ailleurs, hein ? Toujours le cœur ardent, généreux, affamé de grandes passions, de grands dévouements... Les voyages, lès aventures ne l'ont pas calmé?

TRÉVÉLYAN.

Au contraire, mon ami, j'ai fait le tour du monde sans rencontrer une femme vraiment digne de ces beaux sentiments que nous rêvions tous deux dans nos épanchements de jeunesse. Car nous nous entendions très-bien tous deux, tu te rappelles?

ACHILLE

Très-bien... La Bretagne et l'Irlande ! Nous sommes deux Celtes ! nous sommes frères...

TRÉVÉLYAN.

Ah çàt mais, dis-moi... je m'ennuie énormément, moi, dans ce

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