ACTE I
ton âge. Tout au moins, de grâce, ne songe pas à la fortune : n’estu pas assez riche pour deux? Faire la fortune d’un galant homme, mais c’est un privilège royal, divin, cela!... Tu l’as reçu : au nom du ciel, ne l’abdique pas!
HÉLÈNE
Oh! permettez, chère mère... vous êtes un peu romanesque, ' vous... on sait cela... une chaumière et un cœur! (cumiie ▼a s'asseoir
pendant ce qui' suit sur le banc à droite.) M«US lïlûi, je VOUS UVOUO U ITIO
honte que je suis très-positive... Quand on se marie, on a double dépense à faire... et si on ne trouve pas une fortune égale à la sienne, on est moins riche de moitié... Moi, je n’aimerais pas à déchoir... Ainsi, nous avons toujours eu une loge aux Italiens et une à l’Opéra... eh bien...
CAMILLE
Qui est-ce qui to dit que je suis romanesque?
HELENE, allant à sa mère, avec une grâce affectueuse.
Mais... personne... tout le monde... On dit que vous êtes charmante et romanesque. *
G O NT RA N, on l’entend au dehors.
A midi sonnant, les chevaux dans la cour!
HÉLÈNE
Nous en reparlerons, n’esl-ce pas? (eii 0 se penche pour embrasser sa
mère* )
CAMILLE, la repoussant doucement.
Va embrasser ton père !
(Hélène regarde sa mère avec un peu de surprise et d'embarras.)