C AM1L L E
A vous marier.
trévblyan.
A me marier, moi ?
CAMILLE , sans le regarder.
Voilà!... Qu’est-ce que vous répondez à cela?
TRÉVÉLYAN.
A me marier! Mon Dieu! Madame, y tenez-vous extrêmement?
CAMILLE
Oh! moi, pour mon compte personnel...
TRÉVÉLYAN.
C’est que, moi, je n’y tiens pas du tout.
CAMILLE
Ali!... Eh bien, ma commission est faite... N’en parlons plus... Est-ce brillant, ce bal ?
TRÉVÉ LYAN.
Très-brillant, madame.
CAMILLE
Comptez-vous y retourner ?
TRÉVÉLYAN) se levant doucement et souriant.
Mais, si vous me renvoyez?
CAMILLE
•Non, vraiment... je vous assure... restez donc.
TRÉVÉLYAN.
Décidément, vous m’en voulez donc beaucoup, madame... Ma réponse vous a paru légère... Une femme comme vous doit penser que le mariage est une chose grave, et qu’il y a, chez un homme de mon âge, une sorte de mauvaise grâce vulgaire à ne pas vouloir s’en préoccuper.
CAMILLE) froidement.
Mon Dieu! il est certain qu’à moins de raisons sérieuses...
TRÉVÉLYAN.
Mais c’est que j’en ai une...
CAMILLE
Si elle est bonne, c’est assez.
TRÉVÉLYAN, hésitant.
J’ai presque envie de vous en faire juge!...