‹ La tentation piece en cinq actes et six tableaux (volume 2)Chapitre 83 sur 124 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

AC1I ILLE

Oui, — mais il y a des hommes, n’est-ce pas?

. TRÉVÉLÏAN.

Ça, — fatalement.

ACll ILI.E.

Eh bien ! je n’y vais pas... Je ne peux pas voir un homme danser, moi... ça me fait horreur... Je les vois bien assez d’où je suis... Ils tourbillonnent là avec leurs affreux habits noirs, comme des mouches clans un rayon de soleil I

TRÉVÉLÏAN.

Eh bien ! puisque nous no sommes bons à rien , si nous faisions une petite promenade dans les jardins ?

ACHILLE, l pari.

Il veut me perdre dans les jardins, maintenant 1 (Haut.) Mais, mon ami, je viens de les voir, moi, les jardins... Je suis entré par la petite porte du parc.

Trévéltan.

Ah ! on peut sortir par là?

ACHILLE

Je suppose, — puisqu’on entre... Ah çà! Mais tu me cherchais, disais-tu? tu avais donc à me parler?

TRÉVÉLÏAN.

Non... Je te cherchais, parce que dans un bal, tu sais, on est toujours comme en pays étranger, un peu exilé. Un visage ami est deux fois le bienvenu...

ACHILLE^ lui tendant la main.

Cher ami!... (a pan.) Il m’étranglerait, s’il pouvait! (Héiéne an-ire

précipitamment à gauche.)

Page 1