I. .M ln « de Saiilieu va s'asseoir à droite
HÉLÈNE
Oh! fi, mon cousin, quel détail !
ACHILLE
Mais quand on doit courir toute la journée à cheval !
LA COMTESSE
Mon Dieu, mon enfant, puisque cette commission cause tant d’embarras à M. Achille (mouvement d'Achiiie), ne pourrais-tu envoyer un domestique?
HÉLÈNE
Oh! non, grand’mère, c’est impossible. Un domestique ne saurait pas choisir ; mon cousin a beaucoup de goût: je me fie à lui , et je tiens particulièrement à n’avoir pas l’ombre d'une tache dans ma toilette aujourd’hui; vous savez que nous attendons madame Dumesnil, une merveille, un éblouissement, et il faut lutter si on peut. (p« M nt.) Aussi, je me suis arrangé un costume de chasse, grand'mère... un rêve du c-iel. (a de Sauiiau.) Voulez-vous
venir le voir ?
MADAME DE SAUL! EU, te levant.
Très-volontiers, ma chérie... tu sais combien j’aime ces fanfre- 1 uches.
HÉLÈNE, passant, à la comtesse.
Et vous aussi , grand’mère, vous venez.
LA COMTESSE, traversant.
Soit, quoique je n’approuve pas au même degré que madame, ta passion pour les chiffons; au surplus, toi, du moins, tu es à un âge où ces folies sont excusables...
MADAME DE SAULI EU
Mon Dieu , madame, je ne vois pas qu’à aucun âge il y ait nécessité de se mettre de façon à effrayer les oiseaux.. Passez donc, madame.
LA COMTESSE
Je suis chez moi , madame. ( Madame .de Saulieu passe. Elles sortent
entre les deux massif» qui ferment la scène sur le premier plan, puis s'éloignent k droite.} HÉLÈNE, les suivant, puis revenant.
Ah! mon Dieu, j’oubliais.... bleues, les plumes, mon cousin, bleues, n’est-ce pas? et comme on les porte maintenant.., en