‹ La Tenue des livres rendue facile [microforme]Chapitre 19 sur 94 · DES COMPTES GÉNÉRAUX—DIVISIONS DES COMPTES · texte numérisé non relu

DES COMPTES GÉNÉRAUX—DIVISIONS DES COMPTES

marchandises qui pourraient être au magasin à l'ouverture des livres, et les valeurs de toutes celles qui y entreront dans la suite pour être revendues seront portées au débit de ce compte ; on le créditera de toutes les valeurs produites par les marchandises qui auront été fournies, vendues ou livrées.

Bizcers RecevaBLes.— Cest le compte de l'agent chargé des papiers de commerce que l'on reçoit en payement. La charge de cet agent étant de faire payer la valeur de ces papiers, on porte au débit de son compte le montant des billets, traites, lettres de change reçues en payement, et à son crédit, les sommes reçues quand ces papiers sont payés.

Bizzers PayaBes.—C'est le compte de l'agent chargé de la signature du commerçant, dont il se fait répondant ; il paye avec les billets comme Cuisse paye avec l'argent. On porte au crédit de son compte le montant des billets donnés, et à son débit, le montant de ceux qui sont rachetés ou payés.

Pxrres er Prorirs.—-Ue compte n’est que représentatif porceque Pertes et Profits n'est qu'un agent fictif, établi pour former équation avec un des comptes généraux quand un autre mot manquerait. Quoique fictif, cet agent est pourtant un des plus importants de la comptabilité puisqu'il représente le commerçant dans ses malheurs ou ses béné-

Nove,—Nous adoptons, pour nous conformer à l’usage du pays, les expressions Billets Payables, Billets Recevables, tôut en reconnaissant que l’expression française: Effets” est plus logique, puisqu'il s’agit non seulement des Billets, mais aussi des Traites et des Lettres de Change,

fices. 11 exerce ses fonctions dans le cours de l’année, mais particulièrement à la fin, lorsqu'on règle définitivement les comptes,

Ce compte se tient à l'inverse des autres, on porte à son débit tout ce qu’il donne, et à son crédit tout ce qu'il reçoit ; c'est cette théorie particulière qui en fait le contrôleur de tous les autres et la contre-partie des écritures.

Il faut donc au moins cinq comptes généraux pour la comptabilité commerciale, mais il en est un grand nombre d’autres qu'un commerçant peut avoir besoin d'ouvrir s’il est propriétaire, ou si son commerce est étendu, comme les Comptes d’Immeubles, de Mobilier, d’Actions, d'Intérêts, de Dépenses de Commerce, etc.

Quand on achète ou qu’on possède une maison, une terre, en un mot une propriété quelconque, on ouvre un compte à cette propriété. On porte au débit de ce compte la valeur ou le prix d'achat, le prix des réparations et impositions, et on le crédite du montant des loyers, des revenus, ete., et du prix de la vente s'il arrive qu’on s’en défasse. Ces sortes de comptes se soldent par Balance et par Pertes et Prof. :

On ouvre aussi généralement un compte à Mobilier, pour la valeur des meubles, ustensiles de commerce, etc.

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