PERSONNELS, 1Q
^u compte iniUulé : Tel son Compte.
Lorsqu^on fait , pour compte dVn îndîvîdu , des opérations ' dont les frais et les jntërr.ts des avances qa^elles exigent sont à $a charge, dont Jes prodiâts sont à son bénéfice , sur lesquels on prélève une commission , et qui donnent lieu à des mou— vemens de débit et de crédit que Ton yeut séparer de son compte courant , on ouvre à cet individu un compte séparé , intitulé tel son compte.
On débite et crédite ce compte sur les principes sutvans : 1*^. On le débite du moulant de tous les frais occasionnés par les marchandises reçues ])our compte de tel {a) , du montant des traites qu'on accepte ou qu'on paye à vue , du prix coûtant des remises qu'on fait, des marchandises qu'on achète, ainsi que des frais qu'elles occasionnent , et généralement de tous les débours que Ton fait y ou dont on se charge pour compte de tel.
2^. On le crédite du produit des ventes des marchandises de tel j de la négociation de ses remises ; ou des traites qu'on fournit sur lui , et cela à Tépoquc seulement de la vente ou négociation , et en général de toutes les râleurs reçues par suite de$ opérations faites pour compte de tel.
3^. Lorsqu'on veut solder le coinpte intitulé : tel son compte , on le débite préalablement da solde d'intérêts qui se trouve nous être dû, des frais dont il n'a pas encore été passé écritures , du montant des ports de lettres , de celui de la commission contenue ^ ou on le crédite du solde d'intérêts , si c'e4
Ça) Lersqu*on reçoit clés marchandises , eu des remises de Tenvoî et pour compte de tel , on n*en passe écritures qu*à l'époque de la rente pu négociation. On pai»se écritures seulement des fpais qu'elles o€ca.sioQnent , et on ^e borne à prendre note sur le mémorial , ou sur tout autre livre auxiliaire , destiné à cet usage , des remises ou des marchandise» qat Ton reçoit pour compte d^auirui.
ic6 fitTBDïvisioirs des comptes
nous qui le devons j et on le solde par le débit pu le crédit du compte courant de teL
Lorsqu'on ne veut pas confondre la vente des marcbandlses pour compte de tel, avec les opérations de banques faites pour son compte , ou encore lorsqu'il! s'*agit d^un navire expédié par lui à notre adresse , pour en recouvrer le fret , etc.^ et le rér» expédier , etc. , on peut ouvrir les comptes intitulés : Marchandises d^un iel^ ou en commîstsion (a).
if . On le débite ^e tous les débours Jfeîts pour frais de réception des marcbatidises , du montant de nos acceptations et remises faites en payement des marcbandises vendues ou e» avances sur les ventes à faire , des ports de lettres , du solde d'intérêts, s'il nqus est dû , et de notre commission.
2^. On le crédite du montant des ventes à l'époque où on les fait , et du solde d'intérêts si nous le devons.
On solde le compte de marcbandises de tel,, par le débit ou le crédit du compte courant de ce même tely comme n^élant qu'une subdivision de ce dernier.
Navire d'*un tel.
On le débite de tous les débours qu'il occasionne, des fraîs^ de la commission , intérêts , etc. j et on le crédite de tou^ les recouvremens qu'il produit.
On solde tous les comptes semblables par le dél>it et le crë— dit du compte courant du correjspondant , pour lequel ils soiit ouverts.
Ainsi ils n servent qu'à débiter et créditer ce correspondant sous différens noms pour voir séparément les diverses parties, de son compte courant aveanous.
Mais il n''en est pas de même du suivant :
(a) Quelques teneurs de liTres intitulent ce compte', marchandises t«. commission d'im tel y etc. Les dénominations sont arititraîre?. '
Dv compte intitulé : tel mow comîte.
Ce compte est Tim des nôtres. Débiter et créditer tel mon compte , c'est débiter et créditer sous ce nom le compte des opérations que ce même tel fait pour notre compte , afin de connaître le bénéfice ou la perte de ces opérations. Par cette raison il est rangé parmi nos comptes. Voyez (i|)6).
Les comptes intitulés^: marchandises chez un tel y, navire à V adresse <Cun telj sont de même nature sous ces divers lïoms*^
H n'en est pas de même des coiiq>tes en participation^
Ves comptes en participation*
Lorsqu'on fait des opérations en participation en banque et en marchandises , toutes ces opérations peuvent être considérées comme étant faites pour compte d'une société composée de tous les participans. Cela posé , on ouyre un compte spécial , intitulé ; compte en participation à deriii , à tiers , ou à quart ^ etc. j açec tels et tels y pour y inscrire ces opératior^F.
Sous ce point de yue , ce compte tient de la nature des comptes personnels (219).
Pour les comptes à doubles^ triples colonnes , etc. , intitulés : comptes en participation à demi , à tiers , à quart , etc. 5 voyez le Traité des comptes en participation , dans ma Tenue des lî- Tres généralisée , ouvrage séparé de celui-^cî.
JDfts comptes ous^erts en commun à plusieurs individus non associés*.
228. On peut comprendre dans un seul coippte les articles des comptes particuliers d'un aussi grand nombre d'individus que l'on veut (220). C'est le moyen de centraliser les compta-r hilités qui comprennent des détails très-nombreux. Par exemple , en supposant que Tétat ait cent mille pension'naires , il peut n'ouvrir qu'un seul compte , au grand livre, aux cent mille, rentiers , <jni sont en compte avec lui pour leurs rentes , et qui
ïoB SUBDIVISIONS DES COMPTES PERSONNELS.
peuvent avoir chacun un compte particulier chez le payeur de la division dans laquelle ils sont compris.
T^oyez la note du vfi, (4î^)-
Pour les comptes de divers débiteurs , voyez (499) 5
Des divers débiteurs douteux (5o4) ;
Des divers débiteurs litigieux (5o5) ;
Des divers créanciers (5q4) et (5o6) j
Nous bornerons îcî tous les détails que Ton pourrait ajouter sur le plus ou moins grand nombre de subdivisions du compte d^un individu, et des comptes généraux 3 ei\ observant seu-i lement :
1*^. Que cW^ tabsurde multiplicité des noms différens don^ nés à un même compte , qu des distinctions bizarres ^ faites de leurs différentes sortes , qui offre la tenue des liçres sous t^as-^ pect dTun dédale obscur ; tandis quelle mérite à peine c^êtr^ comptée parmi les arts^ à cause de son extrême siîHplicité , îorsqi^on sait en réduire Vçœplication à celle de t usage des cinq' comptes généraux ^ et du compte d^ûn indiçidu*
2®. Que r essence du système des parties doubles est de cen-^. fraliser et de subdiçiser à volonté les comptes i^ersonnels ^ comme les comptes généraux , ce qui fait obtenir le dépouille^ ment général des écritures , tant en ce qui concerne les choses que les personnes ). et cela par le seul effet de ha rédaction des articles écrits au journal y et de leur transport aux diçers comp^ tes ouverts au grand livre ^ quelle que puisse être d^ailleurs^^ la complication des affaires que Vonjçit^ De la maLnièrc de passer les écritures au journal, seconde sec^
iion : ou exemples des opérations relatives à quelques-uns
des comptes dont on vient d^ indiquer t usage, ^ — . ...- Du 22 Mars. .-.^,
229. J'ai acheté de Dubord le navire la Joséphine , à troia mâts , de 3co tonneaux , pour la somme de gcoco fr. , quç je. lui ai pavée comme suit :
itANIERE DE PASSER DES ECRITURES XV lÔVUVAté 10^
En ma traite^ à son oràrt , à un mois de yue , sur Lecouteulx ,
de Paiùs 4 .••..*.....••• * 3ooog fr-
Idem ^ Sur James , d^Amstcrdam, . 3oopo
En argent . . a . . , . 3ocoo
poooo fr.
[ Je reçois un navire nomme ia Joséphine; donc le n.iTÎre la Joséphine doit* être débité (189). Je tire une lettre de 3oooo fr. sur Lecouteulx 5 il doit en être crédité (io5). J'en tire une de pareille sonmiè sur James ; donc il doit également être crédité. Enfin , je compte 3oooo fr. ^ la caîss« doit donc être créditée. ] J'écris : (4q3).
• ■■ ' ■ " Du a 3 Ma?^s, __
TbX acheté ,ce qui suif aux suiyans , et j*ai chargé le tout sur mon navire ïa Joséphine ^ pour en composer la cargaison :
A Brat, 200 tonneaux de vin fougé , & 5oo fr. le tonneau , payable dans neuf mois. . . . . , * looooo fr,
A IVIarÎe Brizard , 5oo paniers anisette , à i5 fr. le panier, idem, n^oo
A Meidieuj 1000 caisses prunes, pesant ensemble net 2000 myrîagr., à 10 fr. le myriagr. 2000
1000 caisses savon , pesant net 2400 myriagr. & J.2 fr. le myriagrammtt. .^ ••.»,,..,., . 28800
i563oo fr.
£ Ces marchandises composent la cargaison de mon navire j je débite le compte de la cargaison de la Joséphine (1 5i ) , et non marchandi^ générales j et je crédite Bray, Marie Brîzard et Meidieu, qui me les fournissent. ] J'écrii : (4o4)«
. ' ■ ' ' ■■ Du 24 Mars,
J'ai assuré à B^onnafé 40000 fr. sur son ndCYiveYlnçincihle , pour une prime d'assurance de 10 pour cent ^ en payement de l^guelle il m'a fait son ^illei à 9 moî« fixe, t • • • • 4ooo Ç:.
110 MANIERE DE PASSER LÈ^ tCÎlITtRES
[Je re£OÎs un bîllel à t^ccvoîr; donc le ccinpte de LîUetsà f eceroir doit être débité. Ce billet est le produit d'une prime d^assurance que je gagne; donô le compte d^assurance doit être crédité* ] (180). J^écris : (4o5)*
Nota. On pourrait créditer le compte de profits et pertes. On a crédité celui d'assurances pour en donner Fidée*
Il f 1 M ■ , . t)u 25 Mars. j ■ ■ '■ «- 1 ■> —
J'ai assuré ce qui suit aux suirans ^ qui m'ont pajé la prime en leurs billets à 7 mois 3
10000 fr. à Dupré , sur son nàvîre VAglaéj allant au Cap , à 10 pour cent de prime qu'il m'a payé en son
billet à 7 mois * .1000 fr*
10000 fr. à Braj, sur le Polluœ y idem 1000
10000 f. à Dupui^ sur la Diane j idem« . . , . 4 lOoo
3oooo fr., à 10 pour cent.. * . - * . . 3ooo fr^
[ Je reçois des billets 5 le compte dos billets à recevoir doit donc être débité. Je les recois en payement de primes d'asso— rance que je gagne ; le compte d'assurances (180) doit donc être crédité. ] J'écris : {4o6)*
■■ '■ • Du 26 Mars. * » ' ." " ■ ' ■ ■ .*
Pai acbeté ce jour, de Dupré, 60 tonneaux de tîu à raisoFU de 1 000 fr. le tonneau , payables à 4 mois. J'ai expédié ce YÎn à Lecouteulx , de Paris , pour son compte et risques 60000 fr*
Ma commission a 2 pour cent monte à ,. • 1200
[ J^envoîc 60 tonneaux de TÎn & Lecouteulx ; il doit donc être débité. Dupré, qui fournit ce yin , doit donc être crédité. Le compte de commission doit être crédité de cejle que je
gagne (181). ] J^ëcris t (407)-
- , « ■ . ' * Du 27 Mars. — . , ■. n ,. „ >^ f *. ■■■