Manière de solder le compte de capitale
Capitai.., doit: avoie ^
An grand livre. rien. Parp» et p. (278)^ i8o534 f. 66 c^
11 n'existait pas de compte de capital sur mes livres , parce que j'ai commencé à faîre des affaires sans aucun capital. Mais avant gagné , j compris des dons qui m'ont été faits par mon père, une somme de i8q534 fr* 66 c, j'en ai débité le compte de profits et pertes pour solde ^ et j'en ai crédité celui de ca-r
l34 MANIÈRE I>E SOLDER LES COMFTES..
jjgital, ce qui a prodttît un crédH de pareille^ somme à ce deiv-. Hier compte.
Possédant dope actuellement un capital de l8o534 fe. 66 eu , je débite le compte 4^ capital de celte somme pour solde ^ et> j*én crédite le compte dé balance (212). J'écris : (459).
Cet article étant passé au journal, on le transport^^ au grande livre , au débit du compte de capital , ce qui en opère la balance , et au crédit de celui de balance, ce qui Iç solde également (212).
286. Tous lès articles passés au journal pour solder les dîf^ férens comptes ci - dessus , éttmt exactement transpo]:^tés slvl. grand livre , il est évident ,
1^; Que tous les bénéfices et toutes lès pertes d^ s différens comptes, susceptibles d'en rapporter, sont iiéunis au comptede profits et pertes (278) et suivans y
2^. Que le- résultat du compte de profits et pertes^ est porté à celui, de capital (278) ;
3^. Que celui de capital, et de chacun des autres comptes esjft porté au compte de balance (272) , (280) et sniv. (284) ;
4^« E* par conséquent que le compte de balance réunit l0B résultats de tous les autres comptes..
Ainsi , toutes les sommes qui m'étaient clives pat les dîfFérens , comptes qui ont été soldés par balance , et toutes celles qi|î étaient au crédit des^différens comptes soldés par balance^ sont réunies au débit et au crédit de ce dei^nier compte.
Conséquemment , le débijt de balance contient le montant de tout ce que je possède en marcbandîses , billets, ar{;entet autres objets, ainsi que tout ce qui m'est dà par, mes diffé— rens débiteurs -y et le crédit du compte de balance contient to«t ce qiie je dois en billets et en contrats aux divers créanciers ,. ainsi que le montant de mop capital liquida.
287» Oi?,, comme ce que je dois à mes créanciers , et ce qiû me reste au-dî»là , qui compose mon capital liquidé, doit être égal au montant de tout ©e que je possède , le ci^tHt du compte de Ijal^jtiij dqit nçccssaîr^ment être égal k son débU > et pai^^.
•oosëqiient ce compte, qui a servi à solder tons les autres^ doit ttëcessairement être solde lui-^méine par celui du capital.
En dernier résultat , tous les comptes du grand ^ivre sont donc soldés par les opérations précédentes ^ et le compte de balance > qui en réunit tous^ les résultat»^ fait connaître, aveo la plus grande précision y quel est le montant de ractîf (a) et celui du passif (^) du négociant auquel appartenaient les livres dont on a balancé tous les comptes»
288. Ces. opérations étant faites , le compte de balance sert à dresser Tinventaire , le bilan ou état général , tant de ce que Ton possède ea effets^ en nature , que des dettes actives [c) et passives {d)y parce que le débit de^ balance comprend toute» le» parties ^e Factif ^ et son crédit celle& du passif.
Cet état général , qui résulte de Finventaîre des objets qu© Ton possède y et de la balance générale des comptes du grand* • livre,. est ce que l\>a appelle un bilan ou un inventaire gé« néruL
289» Les- négocîans sont assujettis par la. loi (a) à faire lenr*bilan ou inventaire général y tous les ans , afin qu^ils puissent' diriger leurs opérations avec prudenee , et sans outre-passer^ leurs moyens; ils sont' également obligés de le dresser dans le* cas ou ils ont le malheur de tomber en faillite , ou de sus-^ pendre leur^ payemens, afîn que^ leurs cféanciers^ puissent juger» de la manière dont leurs fonds ont été employés.
(o) Tont.ce ({tt*un Bégociant^ possédé en- marcbatKliMS » billets, etc., et» teut ce qyi lai est dû , en un mot , toat ce qu*il possède^, est-ce qu'on appelle.,^ diins le commence, Tactif de ce nëgoci^int^
(^) Ce qu!un négociant doit par. billets, ou à difersea pen^nnes, tii ce.» ^*on appelle, le passif de ce négociant.
(c) h^i dettes actives sont celles qui sont dues à>un négociant». (4) Lés dettes passives sont celles que- le négociant doit. • (f) Yoj'ez le Code de Commerce...
l36 DIT BILAV.
390. L*on doit ëgalement faire cet inrenlaire lors da ddcès d^iin négociant , ou lors de la dissolution d^une sociëtë ^ afin de liquider la successession on les droits des dirers associa.
On ne peut donc dresser un bilan exact qu^après aroir fait la balance générale des livres. L^art de dresser ce bilan est donc celui de solder et de balancer tous les comptes établis sur les livres à^im négociant , selon les droits de ses différens débi-^ teurs et créanciers, et selon les principes de la tenue des livres.
On ne peut dpnc dresser ce bilan , en cas de faillite y que lorsqu^on réunit ir«tx connaissances d^un teneur de livres celles des lois du commerce et des lois civiles. A défaut , on court le risque , en commettant des erreurs , de les voir imputer à crime contre le failli y dont les créanciers suspectent y la plu— part du temps y la probité , et sont disposés à le punir de ce qu^il leur fait perdre une partie de ce qu^'il leur doit.
On conçoit donc que Tart de dresser un bilan iCest pas sim-* plement celui de faire une note controuvée y supposée , ou approximative de ce qu^un négociant possède , et que tout individu qui sait copier des écritures pourrait faire : c^cst une opé-^ ration dont on peut démontrer malbématiquement Fexactitude ou la fausseté y et qu^un négociant failli ne peut y en conséquence y confier à des bommes ignorans ou de mauvaise foi ^ sons courir le danger d'être accusé du crime de banqueroute frauduleuse.
Il n'est pourtant que malheureusement trop commun de voir ces opérations confiées à des Lommes sans moralité^ comme sans connaissances y qui ont la hardiesse de s^en charger , quoiqu'ils ne connaissent ni la comptabilité des négocians^ni leurs usages , ni les lois. De^là cette foule d'affaires interminables y où les créanciers perdent tout, et où le failli perd lui-même son état , son honneur et toutes les ressources qu'il aurait pu tenir de la clémence de ses créanciers , s'ils avaient été convaincus de la réalité de ses pertes et du légitime emploi de leurs fonds ; et s'ils avaient été éclairés sur leurs vrais intérêts , qui doivent
ks porter à eoncourir au rëtablissement de la fortune deleui* débiteur, lorsqu'ils n'ont que ses malheurs à lui reprocher.
291. Quoique la rédaction de rinrentalre ou le bilan d^un négociant ne présente aucune difficulté lorsque la balance générale des comptes au grand Uyre est faite , je Tais cependant donner le module de celui qui résulte de la balance qui vient d'être faite y et de l'inventaire que l'on suppose avoir été fait des marchandises en magasin , et autres effets , etc ; maïs c'est moins pour offrir un modèle ^ inutile en ce qu'aucun bilan ne ressemble à un autre y que pour réunir les matériaux des articles qu'il faut passer , pour rouvrir sur les nouveaux livre» les comptes qui ont été soldés sur les anciens.
Lorsque la balance générale est fkite , lé teneur de livres en présente le résultat au négociant sous la forme de cet in- Yentaire<;
^9^. Inçentaire , état ou bilan général y tant des marchandises y vaisseaux , billets , etc^ , que des dettes actives et passives de Pierre Mallet {a) y négociant à Bordeaux*