‹ La terre arableChapitre 19 sur 77 · NORMALE · texte numérisé non relu

NORMALE

INCINBRBB

Ac. phosphorique (P»0»).

Ac. sulfurique (SO>) . .

Potasse (K*0) . . . .

Soude (Na*0) . . . .

Magnésie (MgO) . . .

Chaux (CaO) . . . .

Alumine (A1*0») . . .

Oxyde ferrique (Fe«0' .

Les différences sont énormes.... En aucun cas les nombres obtenus ne se rapprochent sensiblement de ceux correspondante l'analyse intégrale. Les matières organiques gênent l'action de l'acide chlorhydrique, et il faut de toute nécessité incinérer le sol pour détruire les combinaisons organico-minérales. Non seulement le dosage rigoureux du soufre et du phosphore l'exige, mais aussi la séparation des oxydes métalliques.

En traitant la terre par Veau régale (mélange d'acide azotique et d'acide chlorhydrique), on n'obtient pas

des résultats plus précis. C'est du moins ce qui résulte manifestement des essais que nous avons effectués, M. AuRoussEAu et moi, sur un sol granitique de la Creuse contenant 9,72 de potasse totale par kilogramme :

. POTASSE SOLUBLE DANS l'eau régale

pour xooo pour loo de terre sèche de potas. totale

Après 5 heures d'attaque à 90» 1Î536 15,80

Après 5 heures d'attaque à 110° 1,873 19,27

Après 8 heures d'attaque à 90° 1,920 I9,75

Après 6 heures d'attaque à 110° 2,064 21,23

On voit combien influent la température et la durée de Tattaque. Quand on porte la température de 90 à iio degrés, la proportion de potasse dissoute augmente de 15 pour 100 eaviron. A température égale, si Ton prolonge la réaction pendant 3 heures — en passant de 5 heures à 8 heures — on trouve une augmentation de 25 pour 100. Ce n'est donc pas sans raison que le « Comité consultatif des stations agronomiques » a fixé invariablement à cinq heures la durée de Tattaque par Tacide nitrique.

Ainsi, pour connaître d'une manière absolument rigoureuse la constitution du sol, il faut recourir à l'analyse intégrale. Elle seule permet de libérer tous les principes qui sont engagés dans les combinaisons complexes (silicates et humâtes polybasiques). Les oxydes métalliques, en particulier, ne sont jamais dosés convenablement par les procédés habituellement suivis. « Cette impuissance des méthodes ordi- « naires, écrit M. Berthelot, est imputable à l'état de « combinaison de ces bases, formant dans la terre

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