‹ La terre arableChapitre 62 sur 77 · APRÈS · texte numérisé non relu

APRÈS

8 jours 15 jours

A. Solution t Phosphate d'alumine (2 gr.) 0,098 0,123 pure d'humate j Phosphate de fer (3 gr.) . . 0,121 0,186

' Scories (4 gr.) 0,071 0,083

B. Solution i Phosphate d'alumine (2 gr.) 0,025 0,032 étendue de moitié \ Phosphate de fer (2 gr.). . 0,067 0,087

d'eau f Scories. ....... 0,016 0,020

On remarquera tout de suite que la quantité d'acide phosphorique dissous augmente avec la concentration des solutions ; elle croît aussi, dans une certaine mesure avec le temps de contact, c'est-à-dire avec la durée de l'expérience.

En réalité, la proportion de phosphate solubilisé n'est pas très considérable ; mais i vonecnt de remarquer que, dans mes recherches, la solution d'humate renfermait par litre :

Matière sèche 21 gr. 3

Cendres 9 gr. 7

Matière organique (par différence) 11 gr. 8

(i) Les solutions d'humate de potassium ont été neutralisées, dans tous mes essais, par l'acide acétique ; je me servais même d'une solution légèrement acide pour les phosphates de sesqui* oxyde qui sont insolubles dans 1«9 acides faibles^

Je me trouvais donc en présence d'un liquide contenant déjà une quantité notable de matières minérales. Dès lors, on conçoit que sa puissance dissolvante soit sensiblement affaiblie.

J'ai pensé qu'il y aurait intérêt à rechercher si la richesse minérale des humâtes influe sur leur pouvoir dissolvant. Pour cela, j'ai employé deux solutions obtenues en traitant des terres différentes par une même dose de carbonate de potassium. Le rapport de la matière organique aux cendres était égal à 1,3 pour le liquide C et à 2 pour la solution D.

En opérant comme il a été dit précédemment, sur 500 ce. de liquide, on a trouvé après 15 jours :

Aeide pbosphoriqoe di i«ai

Solution C ( Phosphate d'alumine (2 gr.) . 0,097

(Rapport 1,3) ) Phosphate de fer (3 gr.) . . 0,130

Solution D \ Phosphate d'alumine (a gr.) . 0,145

(Rapport 3) \ Phosphate de fer ^a gr.) . . 0,303

Les différences sont assez sensibles : 0,048 pour le phosphate d'alumine et 0,073 pour le phosphate de fer. Il est curieux de remarquer que la solubilité du phosphate de fer est supérieure à celle du phosphate d'alumine. De plus, comme il fallait le prévoir, la proportion d'acide phosphorique solubilisé varie avec la grandeur du rapport des matières organiques aux cendres.

Je n'insisterai pas sur la solubilité de l'acide phosphorique des scories. Dans ces premières recherches, je me suis attaché surtout à étudier la puissance dissolvante des humâtes alcalins sur les phosphates insolubles dans Tacide acétique. Comme le dit Dehérain, on peut atténuer sensiblement la rétrogradation par l'apport du fumier. Et l'on comprend ainsi pourquoi, dans les terres régulièrement fumées, si ce phénomène se produit, il ne saurait avoir les mêmes conséquences que dans les. sols appauvris par une mauvaise culture.

La présence de la matière organique assure donc l'assi-

milîsation des phosphates insolubles, tant par Faction directe ou indirecte de l'acide carbonique résultant de sa combustion, que par celle des humâtes alcalins. Au reste, ces deux actions concourent au même but ; elles pourront agir simultanément ou consécutivement suivant que le carbonate alcalin, formé dans la dégradation des roches potassiques ou par double décomposition (action des sels sodiques et des engrais de potasse sur les calcaires du sol), réagira sur les phosphates mêmes ou sur Thumus (i).

Action des acides organiques. » Dans les sols riches en matières organiques, il se produit parfois de V acide acétique en proportion appréciable. D'après M. G. Paturbl, certaines terres des landes bretonnes en contiendrait 0,19 pour 1,000. L'action dissolvante de ce corps s'exerce surtout à Tégard du phosphate calcique ; mais comme la production de Tacide acétique est plutôt exceptionnelle, il ne faut pas en exagérer le rôle. Les acides humtques réagissent également sur les phosphates, soit directement, soit indirectement, par les produits résultant de leur décomposition.

Dissolution de la potasse. — Les eaux de drainage ne contiennent ordinairement qu'une faible proportion de potasse; mais si l'on emploie un excès d'eau, une quantité notable d'alcali entre en dissolution.

(i) Une conséquence assez inattendue se dégage de ces expérien^ ces. Le nitrate de soude et les sels potassiques, qui se transforment en carbonates alcalins, peuvent favoriser l'assimilation des phosphates, directement ou indirectement, en produisant des humâtes. On s'expliquerait ainsi pourquoi le blé se trouve bien en général des doubles fumures azotées et phosphatées. Cette question mérite d'être approfondie ; elle nous montre l'importance du rôle indirect des -matières fertilisantes et de leur action réciproque.

û^4 ^^ <:dtMlB h\i iot

Ainsi, eti épuisant sucôe^sivettient loo grammes d^uhe même lettre par un litre d*e'au pure, M. BERïHHLcfr et André oni obtenu :

POTASSE DfôSOOTE

(en mililffTafliiiÉw)

Premier lavage ...••.. 6,7

Deuxième lavage 4,9

Troisième lavage 3,7

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