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On voit que les États-Unis ne viennent qu’au deuxième rang pour la production houillère.
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Fig. 77. Plissement des couches de houille.
Le bassin houiller de la Belgique et du nord de la France forme une zone presque continue depuis Liége, Namur, Charleroi et Mons jusqu'à Valenciennes, Douai et Béthune. Les couches de houille y sont au nombre de cinquante à cent dix, et d’une épaisseur comprise entre 0",25 et 2 mètres.
Les quelques bassins houitlers qui sont dispersés au-dessous des terrains secondaires du centre et du midi de la France, offrent des couches moins nombreuses, plus épaisses et moins régulièrement stratifiées. Les deux bassins de Saûôneet-Loire, dont les principaux centres d'exploitation sont le Creuzot, Blanzy, Montchanin, Épinac, ne renferment pas plus de dix couches ; mais, parmi ces couches, il en est qui atteignent 10, 30 et même 40 mètres d'épaisseur, comme à Montchanin. Le bassin houiller de la Loire est celui qui contient
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la plus grande épaisseur totale de couches de houille. Ces couches y sont au nombre de vingt-cinq.
Après ceux du Nord, de Saône-et-Loire et de la Loire, les principaux bassins de la France sont les bassins de l'Allier, où se trouvent les couches puissantes exploitées à Commentry et Bezenet; le bassin de Brassac, qui commence au confluent de l'Allier et de l’Alagnon; le bassin de l'Aveyron, connu par les exploitations de Decazeville et d’Aubin ; le bassin du Gard, comprenant les exploitations de Bességes et de la Grand’- Combe et quelques autres moins importants ; le bassin de Graissessac et celui de Neffiez, dans l'Hérault. Outre ces bas sins principaux, il en est un grand nombre de moins importants, et dont l'exploitation fournit annuellement à la France 6 à 7 millions de tonnes de houille.
Les couches de houille sont rarement dans la position où elles ont été produites, qui est l'horizontalité. Elles sont, en général, très-tourmentées, par suite des nombreuses dislocations qu'elles ont subies. On les voit rompues par des failles contournées, parfois repliées sur elles-mêmes en zigzag. La figure 77 est un exemple des plissements qui affectent tout l’ensemble des couches houillères du bassin de la Belgique et du nord de la France, plissements qui permettent, comme on le voit, aux puits verticaux qui servent à l'extraction de la houille de traverser plusieurs fois les mêmes couches.
PÉRIODE PERMIENNE.
La terre continuant à se refroidir, des fractures se produisirent dans l'épaisseur de sa croûte consolidée. Par les larges ouvertures demeurées béantes à la suite de ces ruptures, les matières liquides ou visqueuses, renfermées au-dessous de la couche consolidée, se firent jour, et s'élevèrent lentement à l’extérieur, en formant des dômes ou éminences qui offraient assez exactement l’aspect d’un dé à coudre. La syénite et le porphyre sont les substances qui furent alors mises au jour.
Les montagnes porphyriques et syénitiques qui, à la fin de la période de transition, s'élevèrent de l'intérieur du globe, étaient brülantes, et leur surface était par conséquent impropre encore à la végétation. Elles se dressaient donc arides et nues, sur la terre, couverte en d’autres parties de la riche végétation de l’époque houillère *.
Sur le dernier plan de la figure 82 (p. 133), qui représente une vue idéale de la terre pendant la période permienne, on voit une série de ces dômes de porphyre et de syénite récemment soulevés. Du milieu de la mer s’élance une masse d’eau vaporisée par la chaleur émanée des porphyres et des syénites ; elle forme une sorte de trombe de vapeur. Arrivée à une certaine hauteur, cette vapeur d'eau se condense et retombe en pluie. Enfin, comme l'évaporation de si grandes masses d’eau s'accompagne nécessairement d’un énorme dégagement d'électricité, c’est au milieu des éclats de tonnerre et des brillantes lueurs des éclairs que se produisaient ces imposantes scènes du monde primitif.
Pendant la période permienne, les espèces végétales et ani-
1. Notons pourtant que déjà avant la période houillère des porphyres avaient surgi; on trouve quelquefois leurs débris roulés dans les conglomérats inférieurs du système charbonneux.
PÉRIODE PERMIENNE. 131
males étaient à peu près les mêmes que celles qui sont propres à la période houillère. M. Ad. Brongniart a trouvé les formes de la flore permienne intermédiaire entre les formes de la période carbonifère et celles de la période qui va suivre.
Comme plantes caractéristiques de la végétation permienne!, nous citerons, parmi les Fougères, le Sphenopteris dichotoma, le Pecopteris Martins, le Nevropteris tenuifolia; parmi les Équisétacées, le Calamites gigas; parmi les Lycopodiacées, le Lepidodendron elongatum; parmi les Astérophyllitées, l'Annularia floribunda; parmi les Conifères, les Walchia Schlotheimi et hypnoïdes (fig. 78 et 79), qui ressemblent beaucoup