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LA GIRATION DES VENTS. ^2Z

du midi se rétrécit pen à peu dans la direction du pôle, et, par conséquent, l'écoulement de tout le fleuve aérien ne peut s'opérer que grâce à un accroissement de vitesse. De leur côté, les vents polaires traversent des latitudes où l'espace s'ouvre de plus en plus large devant eux, et leur souffle se ralentit graduellement jusqu^à la zone tropicale, où il devient le courant pacifique et régulier des alizés.

Depuis des siècles déjà, les savants avaient constaté que dans l'hémisphère septentrional la succession des vents s'accomplit d'une manière normale dans le sens du sud-ouest au nord-est par l'ouest et le nord, et du nord-est au sud-ouest par Test et le sud : c'est un mouvement de rotation analogue h celui que le soleil semble décrire dans le ciel, lorsque après s'être levé à l'orient il se dirige vers l'occident en développant sa vaste courbe autour du zénith. Âristote avait fait cette observation il y a plus de deux mille ans : « Lorsqu'un vent vient à cesser pour faire place à un autre vent d'une direction voisine, dit-il dans sa Météorologie, le changement a lieu suivant la marche du soleil. » Depuis l'époque du grand naturaliste grec, plusieurs auteurs, que Dove a pris le soin d'énumérer, ont affirmé de nouveau ce fait de la rotation régulière des vents, qui du reste était de temps immémorial parfaitement connu des marins :

Lorsque le vent contre le soleil tourne, Ke t'y fie pas, car bientôt il retourne ^

dit un de leurs adages de navigation. Toutefois c'est au nx* siècle seulement que ce phénomène météorologique a été mis hors de doute. Dove le premier a réuni les témoignages épars qui confirment l'idée populaire, et transforment l'ancienne hypothèse en certitude scientifique. Désormais il est devenu tout à fait incontestable, grâce au savant berlinois, que, éans rhémisphère du nord, les vents se succèdent lé plus fré-

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