LES TEMPÊTES ET LES TROMBES
qu'un remous se forme à gauche ou à l'ouest du Gulf-stream, rimpulsion qu'il reçoit du courant et celle que la rotation de la terre donne aux vents attirés vers le tourbillon se développent dans le même sens; la tempête déroule librement ses circuits, et, par suite du mouvement général de Tatmosphëre, se propage peu à peu de l'Amérique en Europe à travers l'Océan*. On pourrait citer de nombreux exemples de ces tempêtes tournantes qui, dans un espace limité, n'ont guère fait moins de ravages que les ouragans des Antilles ^ Comme pour les cyclones, leur centre de rotation est indiqué par une baisse du baromètre et indiqué par une onde aérienne où la pression atmosphérique est au plus haut. Les cartes qui représentent l'état barométrique sur un pays que parcourent les tempêtes montrent nettement la forme de cette onde extérieure. M. Sonrel a donné le nom « d'ombilic » à la partie centrale du grand tournoiement des airs.
Il est également des cyclones locaux ne tournant que sur une seule contrée comme la France et l'Angleterre, ou même ] dans une seule vallée. Souvent, quand on regarde le ciel au- ^ dessus de sa tête, on voit des nuages tournoyer sous l'impulsion de deux courants ennemis et se rapprocher les uns des autres pour s'éloigner encore; mais c'est principalement en ' s'éleyant sur le Qanc des montagnes que l'on peut assister au curieux spectacle offert par la lutte de deux masses d'air qui s'engouffrent dans une vallée et décrivent un remous plus ou moins rapide avec leurs nuées ou leurs brouillards. Du haut des promontoires des Pyrénées, le météorologiste Larligue a contemplé un grand nombre de ces vents circulaires, semblables aux cercles que décrit l'eau d'un fleuve en amont d'un rocher (voir fig. U9 et 120) \
Quant aux trombes proprement dites, ce sont des phénomènes de peu d'importance comparés aux cyclones; mais, comme ces grands météores, elles sont dues à la rencontre de deux masses d'air plus ou moins considérables qui viennent