Grande cassure limitant Delambre au Nord-Ouest (XXII
16. Sillon formant tangente commune au Nord aux remparts de Delambre et d'Hjpatie.
Ces deux derniers traits, voisins de la fissure déjà citée de Sabine, ont comme elle pour angle de position 70".
17. Arête blanchie formant tangente commune aux côtés nord de Démocrite, Thaïes, Strabon. Cette arête a contrarié le développement normal dé Démocrite. Angle de position 90®.
18. Digues encadrant, au Nord et au Sud, e bourrelet de Tycho. Angle de position i3o" (VII).
19. Crête formant tangente commune à Hipparque, Albategnius, Ptolémée. Angle de position iSo*' (IV, XXIII) {/ig, 43).
20. Sillon tangent au bord ouest de Barocius et entamant Clairaut. Angle de position i4o" (XVII).
21 . Sillon tangent au bord ouest de Maurolycus et entamant Barocius. Angle de position i4o" (XVII).
22. Chaîne formant tangente commune intérieure à Borda et à Cook(XXI).
23. Chaîne dessinant une tangente commune intérieure à Santbech et à Ctdombû (XXI, XXVII),
24. Prolongement du bord oriental de Stevinus (XII), L'angle de position de ce trait, comme des deux précédonts, est de 160"*
23, Digue touchiint les limites ouest de Vendelinus C et de Lan* grenus et dépassant, au Nord comme au Sud, les limites indiquées (XXI, XXXVIII).
26, Deux digues parallèles encadrant Messala et se prolongeant au Nord (XXIX),
27, Chaîne tangente au bord ouest de Gassendi (XXX) {^^^. 5o). 28- Tangente commune aus. remparts ouest d'Arsfiachel et d'AU
l56 SECONDS PAITIE. — LA LL'.N'E.
phonse (III, IX). Ce trait, comme les trois précédents, suit le méridien (/yp^. 43 ).
29. Chaîne prolongeant le bord oriental de Furnerius (XII). Angle de position lo".
30. Chaîne prolongeant le bord oriental de Véga (XII). Angle de position lo".
Un catalogue plus complet ferait ressortir, dans la série des angles de position, des lacunes bien marquées, dont la plus étendue parait tomber entre 90° et iSo*'.
F. Cirques anguleux, — La présence de digues ou de sillons tangents aux remparts des cirques amène dans le contour de ceux-ci des déformations sjtématiques. visibles surtout au voisinage du terminateur. Ces déformations affectent peu les cirques petits et modernes, beaucoup plus les enceintes vastes, hétérogènes et jouant un rôle passif en cas de conflit.
Dans une région où un seul système de traits parallèles prédomine nettement, les bourrelets circulaires sont simplement tronqués par suppression d'un segment et s'arrêtent à la rencontre des traits, presque toujours constitués par des digues saillantes. Nous mentionnerons, comme exemples de cette structure, Heinsius (VII), Lacaille etFaye(XX),la plupart des cirques de l'entourage de Tychol XVIII j {Jig- 4' h de nombreux orifices entre Licetus et Maginus (XVII). Les digues limites, dans ce dernier cas, sont parallèles à la ligne des centres de Licetus et de Clavius.
Lorsque deux systèmes associ<*s prennent une importance à peu près égale, on observe des formes de passage du cercle au parallélogramme et, parmi les parallélogrammes, le losange domine, comme si les bandes intéressées par une intumescence devaient offrir, dans les deux systèmes, des largeurs égales.
Quand deux cirques voisins sont limités à un même trait. 1 y a souvent égalité approximative dans les dimensions, dans les distances des centres à la limite commune, et par suite aussi, dans les angles. Mais il n'est pas rare que la similitude soit réalisée avec des dimensions très différentes.
On pourra noter, comme losanges bien formés, Egede'V), Gruemberger (XVIII); comme distinctement quadrangulaires : la grande enceinte comprenant Hell et Lexell (I), Pontanus (II, XXV), Qéo-
CHAPITfie XUU — LES FOfilTËS PÛLrûOKAt.eS StrR LA LTmB»
mède (XXJX); comme pentagonale, l^enceïnte située à l'est de Burgf et formant la partie la plus déprimée du lac de la Mort (XXVJll); comme heptagonaux : Ptolémée, Alphonse (111, XXlll), Albategnius (III, IV, XXlll), Rhrtîha.s (IV), Jansseii(XXlV) (/>. ^), la mer des Crises (XXI, XXVll, XLl ) ( //^- iH'^); comme exemples de similitude : Aristole, Egede (V, XllI), Cyrille, Tacite {XXV, XXXI;, Plolémée, Réaumur, Alphonse (XXXJII ), EudoiEe, TheLttetus (XHl), le groupe Walter, Aliacensis, Regiomontaniis, Purbach, Nonius, Blanchinus {1, 11, XXV). 11 y a, dans ces six derniers cirques, accord général pour Torieutation des côtés rectilignes.
On trouve eniîn des cirques irrégulièrement anguleux, où se reconnaît ta réalisation successive de deux plaus dilï'érents. La nouvelle enceinte, orieulée autrement que rrineienue, s'est à peu près superposée à celle-ci, dont une partie notai de a été respectée. De ce nombre sont Gauricus, Tjcho, Maginus (Vil), Clavius (Vil, XVlll) {Jig^ 47)5 Cauipanus (VUl), Galippus ( XIU), phisieurs formations anonymes eatre Godin et Hind (IV ), des bourrelets de faible relief englobés dans Atlas, Hercule, Endyinion, Posidoniu&j Vristote, Eudoxe (XXXV), Gassendi (XL) (Jf^- 00, fn).
G, Cirques encadrés, — Les digues et sillons rectilignes d^une Bnême région peuvent être assoeiés de diverses manières pour former des polygones convexes. Certaines de ces associatioos semblent particulièrement voulues et soulignée;^ par la nature. Ce cas se présente quand le polygone circonscrit a peu de distanne un elîondremeni nettement limité. L'excavation s^étend par une série de ruptures dont les gradins intérieurs des cirques sont les témoins.
Quand les sillons qui entourent un cirque se rattachent à deux systèmes équidistants et forment par suite des losanges, le contour du cirque arrive à toucher en même temps les quatre côtés clu losange. Mais, (Juand Téquidistance n'a plus lieu, rinscription d*un cercle dans le quadrilatère cesse d'être possible. La cassure s'arrête aux premiers côtés qu'elle rencontre, tend à se développer vers les autres, et la régularité du contour est altérée.
Enfin la rencontre du dernier côté n^impose pas nécessairement un airêt au développement du cirque. Celui-ci peut s'étendre encore et excéder son cadre. 11 est instructif de remarquer, en pareil cas, que le sillon dépassé peut demeurer visible à l'intérieur du cirque aussi bien
l58 SECONDE PARTIE. — LA LUNE.
qu'au dehors, au delà des intersections avec les sillons conjugués. Cette circonstance montre que l'expansion du cirque s'est accomplie avec une certaine lenteur, sans entraîner la destruction complète du relief préexistant. Il n'est donc pas admissible que l'excavation, dans ses limites actuelles, corresponde à une empreinte de projectile ou à une portion d'écorce ramenée à l'état de fusion.
Il arrive assez souvent que, dans son état d'extension actuelle, le cirque n'atteint aucune des limites du cadre, mais la relation des deux formes est manifestée par la coïncidence approchée de leurs centres. Le périmètre du cirque est toujours défini par l'affaissement de l'intérieur, celui du cadre l'est le plus souvent par un léger excès d'altiude relativement aux plateaux voisins. Presque toujours le cirque a des limites mieux arrêtées que le socle qui le porte, et celui-ci a plus ou moins perdu sa forme quadrangulaire par suite de l'usure et de la démolition des angles. Cet état de ruine peut aller jusqu'à ne laisser en relief que le bourrelet circulaire. Mais, chaque fois que les frontières du socle sont restées visibles, elles coïncident en direction avec des parties rectilignes du contour des mers ou des cirques voisins. Le socle apparaît ainsi comme le précurseur du cirque et comme subordonné plus étroitement que lui à la structure générale de la région.
On peut prendre comme exemples de bassins ayant respecté leurs cadres les objets suivants :
Aliacensis, Werner (II), W.-C. Bond (XXIII), Riccius (XXV), Eudoxe (V, XIII, XXXV), Petavius (XII, XXI, XXXVIII) {fig. 4 1).
D'autres appellent des remarques particulières. Ainsi, pour Albalegnius (III, IV) et Arzachel (III), les côtés des cadres sont parallèles. Sacro Bosco, Pons et Fermât (XXV) sont englobés dans une même enceinte quadrangulaire dont un côté forme la ligne de faîte des monts Altaï. Pour Tycho (VII), le cadre embrasse un espace beaucoup plus étendu que le bourrelet et limité par des digues saillantes. Tout l'espace intermédiaire a éprouvé un affaissement relatif. Maginus (XVII) est confiné dans un angle du cadre, dont les côtés les plus apparents sont parallèles à la ligne Licetus-Clavius. Il le remplit au Sud et à TEst, mais laisse. un espace libre au Nord et à l'Ouest. Les mers du Nectar (XXVII) {fig. 33) et de la Fécondité (XXXVIII) sont comprises dans de vastes losanges. La bordure montagneuse de la mer des Crises (XXI, XXVIII, XXIX) {fig^ 32) est sectionnée par
tîHAHTMK XIII. — LKB FtïRMKS POLYGONALES âUft L\ LVNIf. iSg
des sillons reciilignes, parallèles aux Hmites de la plaine. ArîsEarque {Jig^ 48) s'appuie à l'Est sur un grand parai lélogramme, distingué de la mer par une teinte plus sombre.
Voici maintenant quelques exemples de cirques qui ont dépassé un ou plusieurs côtés de leur.^ cadres primitifs sans les faire entièrement disparaître :
î. Clavius (VII), On distingue très bien des digues parallèles, mais discordantes, qui ont successivement servi de limites {Jig\ âj)^
2, Pitatus et Wiu'zelbauer f KIV, XIX),
3, Scbeiner (XVlll). Le cirque est inscrit dans un losange qu'il ne remplit pas du côté de FEsL 11 est, au contraire, traversé, dans sa partie ouest, par un sillon qui complète rencadrement.
4, Delaunay / XX) est compris dans un losange qui a fortement entravé son développement régulier-^ tout en déformant aussi les enceintes voisines de Lacaille et de Faye.
0, Platon ( XXXÏV). Le cirque â'esit développé avec une régularité parfaite, tout eu excédant son cadre au Nord et à l'Ouest {/ig. 4o)-
Enfin, la survivance d\in socle quadrangulaire légèrement saillant se vérifie autour de Copernic (IX) (Jig^ 38;, Taruntius (XXI), Apianus(XXV), DelamLre (XXVI, XXXÎI), Alfraganus (XXVI), Théophile (XXVII) {Jig. 3i), Pline (XXXII).
H, Massif:^ partagés en cases. — Une portion dMcorce lunaire,
distinguée de la région environnante par une altitude un peu supérieure et limitée par des lignes de relief j>arallèles, n'est pas toujours le lieu d'élection d^un cirque dévelojjpé autour du même centre* n peut se faire que la case ainsi définie renferme deux ou plusieurs cirques d'importance à peu près égale ou qu'il ne sV montre aucun cirque réellenient notable. Les massifs montagneux les mieux dessinés de la Lune, qui sont des régions pauvres en cirques, sont ainsi divisés en compartiments et, pour chacun de ces compartiments, le centre présente^ relativement aux bords, une dépression faible, sans limites précises.
Nous citerons comme témoins de cette structure, presque toujours mal conservée et remontant, par suite, à une période ancienne, les objets suivants :
1, Bloc formant à Théophile el à Cyrille un socle quadrangulaire commun (XXXII).
|6o SECONDE PARTIK. — LA LUNE.
2. Massif quadrangulaire comprenant Alfraganus et Taylor (XXXll).