D ANS SA PARTIE I NFER IE U
suivent (P s. lxxvi) :
“ 23. Il commanda d’en haut aux nues, et il ouvrit les portes du ciel.
“ 24. Il fit pleuvoir la manne pour être leur nourriture, et il leur donna le pain du ciel.
« 27. Il fit pleuvoir sur eux la chair comme de la poussière et les oiseaux comme le sable de la mer.
« 29. Et ils mangèrent, et ils furent rassasiés, et leurs désirs furent satisfaits. »
Entre la station de Sin où nous sommes en ce moment et celle de Raphidim dont nous avons parlé précédemment, le Livre des Nombres en intercale deux autres (ch. xxxm) :
jette jusqu’auprès de la mer, en forme de promontoire. Au delà, vers le nord-ouest, la plage est pendant plusieurs heures de marche très-étroite, et 1 on parvient ainsi a un autre
cap, appelé Ras Abou-Zenimeh, du nom d’un santon musulman dont on y vénère la mémoire dans un ouali. C’est dans la petite plaine qui avoisine ce cap que l’on s’accorde à placer le
DU DJEBEL-SERBAL A SUEZ
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campement des Hébreux qui suivit celui d’Élim et précéda la station du désert de Sin. Nous lisons à ce sujet dans le Livre des Nombres (ch. xxxm) :
B 10. De là (d’Élim) ayant décampé, ils allèrent dresser leurs tentes près de la mer Iîouge. Et tant partis de la mer Rouge,
“ 11. Ils campèrent clans le désert de Sin. »
Une quinzaine de kilomètres plus au nord-ouest, se dresse le long du rivage, à la hauteur
de quatre cent soixante-dix-huit mètres environ, un grand rocher de forme pyramidale, appelé Djebel-Uammam-Faraoun (montagne des Bains de Pharaon). De ses flancs calcaires et escarpés jaillit une source d’eaux chaudes dont la température est de 55 degrés Rcaumur, et qui contiennent du natron, de la chaux et de la magnésie. Cette source est, dit-on, excellente pour les affections rhumatismales. A en croire les Arabes, l’âme du Pharaon dont l’armée fut engloutie dans la mer Rouge serait encore errante après tant de siècles dans ces parages, et, quand i!s viennent se baigner en cet endroit, ils ne manquent pas de chercher à l’apaiser par quelque offrande, afin qu’elle n’empêche pas les eaux de la source de leur être favorables. Ils s’imaginent, en effet, que le passage de la mer Rouge par les Israélites eut lieu sur ce point ; ce qui est contraire à toute vraisemblance, attendu que la mer, en face du Djebel-Hammam-Faraoun, a au moins trente-trois kilomètres de large et une trèsgrande profondeur ; elle n’aurait pu donc être franchie en une seule nuit par l’immense multitude des Israélites, et en outre ceux-ci auraient eu à cheminer
non pas seulement entre deux Flancs escarpés du Djebel-Hammam-Faraouh. • , , , . , ,
murs, mais entre deux véritables
montagnes d’eaux suspendues, à droite et à gauche, au-dessus de leurs têtes.
Ce passage miraculeux s accomplit très-probablement, comme nous le verrons plus loin, vers la pointe
DU D JEBEL-SERB AL A SUF.Z.
septentrionale du golfe, dans le voisinage de la ville actuelle de Suez. A l’extrémitc nord du Djebel- If mranm-F araoun , 1’ 0 uadi-0 uscit va en serpentant aboutir à la mer. C’est clans cette vallée où poussent quelques palmiers, grâce à un peu d’eau saumâtre cpii y coule, que plusieurs voyageurs placent la station cl’Élim que mentionne le verset suivant de l’Exode (ch. xv, ^ 27) :
« Les enfants d’Israël vinrent ensuite à Élim, où il y avait douze sources et soixante-dix palmiers , et ils campèrent auprès des eaux. »
Il en est également question dans le Livre des Nombres (ch. xxxm, if 9).
Mais la plupart des explorateurs inclinent de préférence à la reconnaître dans l’Ouadi- Gharandel, autre vallée située plus au nord, et qu’arrosent des sources plus abondantes et moins saumâtres. Le ruisseau qu’elles forment est ombragé çà et là par des bouquets de palmiers, d’acacias seyals et de tamaris. A l’embouchure de cet Ouadi est un petit port naturel, que les anciens signalent sous le nom de Sinus Gharandra.
Plus au nord-ouest, à la distance de treize à quatorze kilomètres, l’Aïn el-Haouarah, dont l’eau est extrêmement amère, peut marquer l’emplacement de la station dite Marah, qui signifie amertume , dont parle l’Exode dans lepassage que voici(ch.xv) :
« 23. Ils (les Israélites) arrivèrent à Marah, et ils ne pouvaient boire des eaux du Marah, parce qu’elles étaient amères. C’est pourquoi on lui donna un nom qui lui convenait bien , en l’appelant Marah, c’est-à-dire Amertume.
; FORME FANTASTIQUE DANS L ’ Ou A DI - 1 1 A.M R.
,< 24. Alors le peuple murmura contre Moïse, en lui disant : Que boirons-nous ? u 25. Mais Moïse cria au Seigneur, qui lui montra un certain bois qu il jeta dans les eaux, et les eaux, d’amères qu’elles étaient, devinrent douces. »
Peut-être aussi faut-il reporter cette station un peu plus au nord jusqu à 1 Ouadi-Amarah, dont le
nom est identique avec celui de Marah, et qui renferme également çà et là un peu d’eau saumâtre.
Burckhardt a conjecturé que le gharkad, petit arbuste épineux qui est commun près des sources de la péninsule Sinaïtique, pourrait bien avoir été le bois employé par Moïse pour adoucir les eaux de Marah , celui-ci ayant, sans doute, projeté dans la source les baies de cet arbuste. Mais il avoue lui-même que les indigènes ne connaissent actuellement aucun arbuste doué d’une semblable propriété; d ailleurs les baies du gharkad, 1 e Peganum retusum des botanistes, n’étaient pas encore
DU D J EBEL-SERBAL A SUEZ.
mûres, au moment où les Israélites campèrent à Marah, puisqu’elles ne mûrissent qu’en été, et qu’on n’était alors qu’au printemps.
Entre Ain el-Haouarah et Aïoun-Mousa s’étend un vaste espace d’au moins soixante-six kilomètres de longueur, que les Hébreux mirent trois jours à parcourir, comme nous le lisons dans l’Exode (ch. xv, * 22) :
« Après donc que Moïse eut fait partir les Hébreux de la mer Rouge, ils entrèrent au
Entrée de i.’0 uadi-Guarandel.
désert de Sur, et ayant marché trois jours dans la solitude , ils ne trouvaient point d’eau. » Ce même désert est désigné dans le Livre des Nombres (ch. xxxiii,* 8) sous le nom de désert d’Etham :
« De Phihahiroth ils passèrent par le milieu de la mer dans la solitude, et ayant marché trois jours par le désert d’Étham, ils campèrent à Marah. »
Ce désert aride est bordé à l’ouest par la mer et à l’est par une longue chaîne de montagnes appelée Djebel er-Rahab, qui par sa continuité fait l’effet d’une immense muraille, d’où le nom de Sur, en hébreu Chour (muraille), donné par les Hébreux à cette solitude désolée. Celui de Étham était probablement égyptien. Les voyageurs qui ont traversé cette vaste plaine signalent tous sa tristesse et sa monotonie. Morte et stérile, elle repose à peine le regard par la vue de quelques misérables
S IN Al.
arbustes. Quelquefois le rhamsin ou vent du sud y soulève de véritables tempêtes de sable.
Enfin nous arrivons à Aïoun-Mousa (source de Moïse). Cette oasis doit son nom aux sources qui l’alimentent et à la tradition qui y fixe le premier campement de Moïse au sortir de la mer Rouge. C’est maintenant une sorte de lieu de plaisance pour les habitants de Suez, qui viennent s’y asseoir à l’ombre des bouquets de palmiers qui y croissent. Là jadis Moïse et tout le peuple israélitc chantèrent l’hymne célèbre que nous lisons dans l’Exode (ch. xv), et qui était un véritable cantique d’action clc grâces pour leur délivrance si miraculeuse. Là aussi Marie la Prophétesse, sœur de Moïse etd’Aaron, prit un tambourin à la main, et toutes les femmes marchèrent après elle avec des tambourins semblables, formant des chœurs sacrés, et Marie chantait la première, en disant : « Chantons des
Sources dans l’Ouadi-G iiarakdel.
hymnes au Seigneur, parce qu’il a signalé sa grandeur el sa gloire, et qu’il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier. )V
L’endroit précis où le peuple hébreu franchit la mer Rouge est fort incertain, et les opinions sont très-divergentes à ce sujet, selon qu’on fait partir les Israélites de Memphis, des environs cl’HcIiopolis, de Rhamsès ou de Tanis, selon aussi la plus ou moins grande extension que l’on donne vers le nord, à l’époque de l’Exode, à l’ancien golfe Héroopolite ou, en d’autres termes, au bras occidental de la mer Rouge. Sans discuter ici d une manière approfondie ces diverses hypothèses, ce que j’ai l’intention de faire plus tard dans un ouvrage spécial, je me bornerai à dire en ce moment que jusqu’à nouvel ordre et jusqu'à plus ample- examen de la question sur les lieux mêmes, j’écarte tout d’abord l’opinion singulière qui fait passer les Hébreux non par la mer Rouge, comme cela est attesté par plusieurs passagep positifs fies Livres saints, tant de l’Ancien que du Nouveau Testament, mais par les marais du lac Sirbonis , le long de la Méditerranée. .le rejette aussi la tradition arabe en vertu de laquelle les Hébreux auraient franchi la mer Rouge au sud du Djebel- Attaka ; la mer, en effet, est
DU DJEBEL-SERBAL A SUEZ
en cet endroit trop large pour avoir pu être franchie par les Hébreux en une seule nuit, comme la B, Lie l'affirme j en outre, elle est trop profonde pour répondre aux données du texte sacré. Eesteuf donc les deux seules hypothèses suivantes. Ou bien, à l’époque de l’Exode, la mer Bouge ne s'étende guère plus haut et plus au nord que de nos jours, et alors c'est près de Suez qu'il faut placer le
passage des Hébreux. Dans ce cas, le Djebel-Attaka représenterait le Beelsephon de l’Exode, et la Position d’Adjroud marquerait soit Phihahirotb, soit Magdol. Cette opinion est la plus généralement admise j elle a été adoptée par un grand nombre de voyageurs et d’écrivains, et elle a été soutenue avec
Ouadi-Amahau.
beaucoup de science par M. l’abbé Vigouroux dans son ouvrage intitulé : la Bible et les découvertes modernes (tome II, p. 341 et suivantes).
Ou bien, au contraire, lorsque les Hébreux quittèrent l’Egypte sous la conduite de Moïse, la mer Bouge faisait sentir ses marées jusqu’au pied du Sérapéuni et remplissait les lacs Amers. Si elle s’est retirée depuis plus au sud, c’est par suite de l’exhaussement du seuil de Chalouf, qui a établi une bar rière entre elle et les lacs Amers. Dans ce second cas, le golfe Iléroopolite aurait compris jadis dans
SIN Al.
son périmètre ces mêmes lacs qui, une fois séparés de la mer Rouge, auraient fini par se dessécher, ayant de se remplir de nouveau, il y a quelques années, lors du percement de l'isthme de Suez. Conformément à cette hypothèse qui a été émise par l’éminent M. de Lesseps et par plusieurs des ingénieurs qui ont concouru, sous sa direction, à la gigantesque entreprise de son canal, le passage
Désert he Sur (en hébreu Chour).
des Israélites se serait effectué, non auprès de Suez, mais à travers les lacs Amers. L’un de ces ingénieurs, M. Lecointre, a composé à ce sujet une brochure fort intéressante qui vient d être rééditée avec de nouveaux développements, sous le titre de Campagne de Moïse pour la sortie d Egypte.
Dans la préface qui précède cette^brochure, et qui est due à la plume de M. l’abbé Moigno, ce vénérable prêtre, l’un des hommes les plus savants de l’Europe dans la plupart des branches des connaissances humaines, s’exprime ainsi (page 10) :
« Nous nous sommes rallié pleinement à la solution de ce très-difficile problème donnée par M. Lecointre, ingénieur distingué des constructions navales, qui a participé aux travaux du percement de l’isthme de Suez. Une exploration très-approfondie et très-minutieuse de ces contrées, où il a
DU DJEBEL-SERBAL A SUEZ, séjourné a plusieurs reprises, l’a conduit à placer le lieu du passage de la mer Rouge dans la partie de
Palmiers d’ Aïoen-Moe sa .
cetle mer qui a constitué depuis les lacs Amers, et à identifier Phihahirotk avec Chebreouet. Mais comment la région des lacs Amers aurait-elle été séparée de la mer Rouge, et à quelle époque? J’ai été
S IN AI
le premier à trouver la solution pleine et entière de ce second problème dans le psaume In exilu Israël de Ægypto, que nous avons récité et chanté mille fois sans en comprendre la portée ou même le sens. Cette séparation a été le résultat du tremblement de terre du Sinai survenu peu de temps, cinquante jours, après le passage de la mer Rouge.
« A la face du Seigneur, à la face du Dieu de Jacob, la terre a tremblé. Les montagnes ont bondi comme des béliers et les collines comme des agneaux. La mer a vu et elle s est enfuie, le Jourdain a vu et il est retourné vers sa source. »
Ce qui signifie, dans un langage figuré, que le bouleversement du sol souleva, dune part, les seuils de Chalouf et du Sérapéum, en faisant fuir la mer Rouge et la séparant des lacs Amers; d’autre part, les lignes de faîte de la double vallée de 1 Akabah et de 1 Arabah, barrant le passage au Jourdain, lui fermant le passage de la mer d’Ëlath et le forçant de revenir à la mer Morte.
Je dois faire observer néanmoins, contrairement à cette dernière opinion, que le seuil de Chalouf, qui
Premier jour de marche dans le désert de Sur.
rend impossible toute communication naturelle entre la mer et les lacs, est regardé par certains géologues comme étant de formation tertiaire et, par conséquent, comme bien antérieur à Moïse.
J’ajouterai également que si l’on place le lieu du passage des Hébreux une cinquantaine de kilomètres plus au nord que ne le fait l’opinion commune, qui le fixe aux alentours de Suez, il faut en même temps et par une conséquence inévitable déplacer toutes les stations subséquentes des Israélites, en les reportant pareillement plus au nord. Et cependant, comme je viens de le montrer, d’après les dernières recherches de l’ expédition anglaise et les investigations consciencieuses de tous ceux qui y ont pris part, le site proposé pour la plupart de ces stations paraît s’accorder avec les indications de la Rible.
Du reste, quelle que soit celle de ces deux hypothèses que l’on adopte, que, d’après la plus ancienne et la plus généralement répandue, on fasse franchir la mer Rouge par les Hébreux dans le voisinage de Suez, ou que, d’après la plus récente, on reporte ce passage plus au nord et à travers les lacs Amers considérés comme formant alors l’extrémité septentrionale de cette même mer, toujours est-il que cette heureuse sortie de l’Égypte de tout un peuple de deux millions d’individus environ, hommes, femmes et enfants, acculés entre la mer, les montagnes, le désert et les troupes de Ménephtah, et la destruction complète de cette armée, sont deux faits tellement extraordinaires, tels que le Livre de
DU DJEBEL-SERBAL A SUEZ
l’Exode les raconte, qu il est absolument impossible de les expliquer d’une manière purement naturelle, comme on a essayé quelquefois de le faire. On a prétendu, par exemple, que les Hébreux avaient profité d une marée basse pour traverser la mer Rouge, et que les Égyptiens avaient été engloutis par le flux. On a supposé aussi que Moïse avait conduit son peuple à un gué qu’il connaissait par expérience, comme ayant babité longtemps la terre de Madian et parcouru les rivages de la mer Rouge, Mais comment croire que les Égyptiens pussent tous ignorer le phénomène journalier du flux et du reflux d’une mer qui bordait leur territoire et qui était sans cesse sous leurs yeux? Que dire aussi d’un gué si favorable aux Israélites et devenu tout à coup si funeste à leurs ennemis? En outre, traverser une mer au moment du reflux ou à gué, ce n’est pas s’avancer entre deux murailles d’eau, comme le firent les Israélites, ainsi que l’affirme le texte biblique.
Il faut donc, soit nier le passage des Hébreux par la mer Rouge etl’anéan-
Aïoun-Motjsa (sources de Moïse).
tissement de l’armée égyptienne, soit reconnaître dans ces deux grands événements une intervention éclatante de la Providence qui ne peut s’expliquer que par un miracle. Mais nier ces deux faits, c’est non-seulement infirmer le témoignage si net et si précis de Moïse, acteur néanmoins et témoin oculaire, c’est encore récuser tous les écrivains sacrés qui, d’âge en âge, ont exalté cette délivrance miraculeuse des Hébreux du joug de Pharaon. Ne lisons-nous pas, par exemple, dans le psaume lxxvi :
« 16. O Dieu, tu as racheté ton peuple par la force de ton bras, les enfants de Jacob et de Joseph.
S IN AI
« 17. Les eaux t’ont vu, ô Dieu! les eaux t’ont vu, et elles ont tremblé; les abîmes eux-mêmes de la mer ont frémi.
« 20. Tu as ouvert un chemin dans la mer, des sentiers au milieu des eaux, et tu n’as laissé derrière toi aucune trace. »
Qui ne connaît aussi ce passage de Salomon dans le Livre de la Sagesse (ch. x) :
« 15. C’est la Sagesse (c’est-à-dire Dieu) qui a délivré le peuple juste et la race innocente de la nation qui l’opprimait.
« 18. Elle a conduit les justes par la mer Rouge et les a fait passer au travers des eaux profondes.
Use halte dans le désert de Sur.
« 19. Elle a enseveli leurs ennemis dans la mer et elle les a retirés eux-mêmes du fond des abîmes. »
Les prophètes Isaïe et Habacuc ont plus tard, en des termes à peu près analogues, célébré les mêmes événements. Si nous descendons le cours des siècles, nous entendons la voix d’un glorieux martyr, celle de saint Étienne, rappeler aux Juifs les miracles accomplis par Moïse en Égypte, au milieu de la mer Rouge et dans le désert. ( Actes des Apôtres, ch. vil, v. 36.) Enfin, sans m’étendre en de plus longues citations, je ne puis m’empêcher cependant de reproduire sur ce point les propres paroles du plus grand docteur de l’Église, de saint Paul, qui s'exprime ainsi dans son Épitre aux Hébreux (ch. x, v. 29) :
“ C’est Par 'a foi que les Hébreux passèrent à pied sec la mer Rouge, au lieu que les Égyptiens, ayant voulu tenter le même passage, furent engloutis par les eaux. » Il est donc impossible de nier de pareils faits sans contredire l’histoire elle-même de tout un peuple dans ce qu’elle a de plus saillant, de plus authentique, et de plus enraciné dans ses traditions. Il est impossible, d’un autre côté, de les expliquer humainement; donc ils sont miraculeux, et c’est faire acte de raison que de les croire sans les discuter, appuyés qu’ils sont sur d’irrécusables témoignages.
BASSE et MOYENNE EGYPTE
Bouche do Damiette
Bouche Sehennitiquc
Boucherie Boxetle
■Damielte
' Baie d'Aboukir
’ort-Said