‹ La terre seche substitue a l'eau dans le curage des fosses d'aisances ou salubrite et richesse publiques remplacant la maladie et la deperditionChapitre 4 sur 10 · I. — DES AVANTAGES DU SVSTÈME A LA TERRE SÈCHE · texte numérisé non relu

I. — DES AVANTAGES DU SVSTÈME A LA TERRE SÈCHE

Le seul autre système qui fasse concurrence à celui-ci est celui qui tend à enlever les matières fécales et autres immondices au moyen de l'eau. Les avantages du système à la terre sèche, tels que comparés au système par l'eau, sont ceux-ci : —

1, Sous le point de vue sanitaire— l'odeur infecte et les gas clélé-

t.ères no sont pas seulement transportés de la maison privée uans it canal publie, ou dans le ruisseau, ou dans la rivière ou la fosse d'aisance, pour y fermenter, et devenir bien plus nuisible aux autres et peut-être aux habitants mêmes de la maison d'où ils sont partis ; mais ils sont entièrement détruits ; il n'y a pas d'exhalaisons nuisibles; pas de fermentation et d'échappement d'hydrogène sulphuré ; et le mélange de la terre et des matières fécales, bien différent du mélange de l'eau et des immondices, peut être enlevé des lieux sans causer aucun dommage soit aux occupants de la maison ou au public*

2. Le système à la terre sèche peut être mis en usage dans les chambres des malades et dans les salles des hôpitaux ; et par ce moyen une des plus grandes misères de la vie humaine, les émanations malsaines de la chambre du malade et un des plus fréquents agents pour communiquer l'infection, peuvent être entièrement prévenus. De pins, les urinaux publies aux stations de chemins de fer et dans nos rues, au lieu d'être de grandes malpropretés peuvent être rendus entièrement inodores. Et d'autres commodités publiques, qui sont d'un immense secours à l'humanité, peuvent ainsi être obtenues, non seulement sans nuire nullement au voisinage, mais au profit pécuniaire de ceux qui les établissent et les maintiennent.

En dernier lieu, tout en empêchant la souillure de l'eau des puits aussi efficacement que peut le faire le système par l'eau, le système proposé n'a pas pour résultat l'encombrement des maisons et appartements, et l'accroissement par ce moyen des causes de maladies, comme le l'ait invariablement le système à l'eau à cause des ouvrages dispendieux qui nécessitent l'imposition de lourdes taxes et font en conséquence hausser les loyers de maisons.

Ceci nous montre les avantages du système à la terre sèche sous un point de vue économique. Son adoption ne nécessite aucuns travaux publics dispendieux. Une population de 7000 personnes aurait à faire, pour un système de canalisation, une dépense d'aumoins £ 7000, pour travaux publics, sans parler du coût des aquedues et soupapes. Les frais aux particuliers pour ces objets, s'éle-

* Mr. Moule é'-iit ailleurs " Les fosses d'aisance et privés sont tout simplement une minaiion contre nature— ils sont Butant de réservoirs d'odeurs infectes et de pas «,é éiè -es, autant de pourc.es de maladie et '■'© mort, et en mémo temps fout perdre les plus naturels et li s \ lus puissants engrais du sol." " Les latrines à l'eaa qui se déchargent dans les fasses d'aisance, n'o.it fait qu'augmenter ie mal. Elles sont commodes. mais le mal provf nant des gas délétères est agpravc et se fait sentir de plus près, et l'eau faisant \>é cirer plus facilement les matières fécales à travers le sous-sol, les puits ;. voisinant se trouvent souvent empoisonnés."

Le public, durant ces dernières années, s'est convaincu bien péniblement de l'effet < ■:'< nt les égoots et la canalisati n des villes et. des cités pour corrompre l'eau des ri' iè -. ?. A ( s"j t les Commissaires Royaux des égouts de ville en Angleterre, en sent arriv es piu cnc.'usions alarmantes qui suivent :

"ler.Quela pnlllution croissante des ri/'ères et des cours t?'cau du pays est un mal «'■ d'une i m po'fance nationale qui demande ave.; urgence que des mesures soient prises pour *l y r une lier. "

■'2c. Que ce mal s'est considé sLlcra^nt aggrandi avec la propreté croissante et les •' propre* intérieur tics vides t*n ce qui regarde l'approvisionnement de l'eau tt la " canalisation, et qu i! continuera à croître en proportion de ces prog es. " [ Ed. ]

veraient, je pense, à une égale somme ; et il faut y ajouter la dépense permanente de l'approvisionnement de l'eau et des réparations. Les travaux privés pour une semblable population qui adopterait le système à la terre sèche, ne coûteraient guère plus que £ /000, — les travaux publics seraient nuls- — l'approvisionnement de terre serait nul— et les réparations ne devraient être que presque rien. En vérité, je connais un cas — le cas d'une école de soixante-et dix écoliers — où la terre est fournie et reprise par nu cultivateur, qui s'est engagé à payer 10s. par mois pour le produit. Gela est bien peu — cependant cela même est un grand avantage sur le système à l'eau. De plus, avec le système à l'eau, toute ou presque toute cette source précieuse d'engrais pour nos cultivateurs est jetée et gaspillée. Avec le système à la terre sèche le tout peut être conservé et utilisé au point 'd'être profitable, non-seulement aux cultivateurs qui s'en servent mais aux villes qui le fournissent. *

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