‹ La terreur blanche: épisodes et souvenirs de la réaction dans le Midi en 1815, d'après desChapitre 16 sur 86 · André Chivas et Antoine Chef · texte numérisé non relu

André Chivas et Antoine Chef

2. l\ nous a été impossible de découvrir dans les documons du

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LA RÉACTION DANS LE GARD. i05

sassîiis portèrent la terreur clans les villages enviroixrxa,iis. Ils pillèrent dans la commune de Bouillargu^s la maison d'un magistrat, qui fut lui-même atrêtéï et ramené à Nîmes en voiture, entouré d'une ban^^ d'énergumènes ; à Vaqueyrolles, une propriété cfx'ils essayèrent d'incendier et où, croyant découvfvr un trésor, ils déterrèrent le cadavre d'une petite ft*^^ de dix ans, dont l'odeur arrêta leurs recherches sacrilèges. Ces méfaits nécessitèrent l'intervention de la force armée. Le général de Barre se rendit sur les lieux avec des gardes nationaux, lesquels ayant aperçu sur leur route un individu qui fuyait devant -çux *, et en qui ils reconnurent un fédéré, tirèrent sur lui et le tuèrent. Ce meurtre accompli par des hommes auxquels était confié le maintien de Tordre et dont leurs officiers ne pouvaient détourner la main suffit à révéler l'état anarchique de ce malheureux pays. Que les autorités se montrassent impuissantes à apaiser l'exaltation des royalistes, à contenir l'agitation de la Gardonnenque et des Cévennes, cela peut à la rigueur se comprendre; mais qu'avec l'appui d'une

temps une seule trace des sévices qu^auraient eu à subir des dames protestantes, qu'on a représentées comme fustigées à coups de battoirs armés de clous dessinant des fleurs de lis. Nous croyons quMl faut ranger ce trait parmi les légendes.

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