AU PROCUREUR GÉNÉRAL
Procès-verbal tenu, le 10 septembre, par le commissaire militaire du roi , relatif à l'arrestation du sieur
Jean Favier, propriétaire du café, à Nîmes, portant pour enseigne à Vile d'FAbe, avec le portrait de Napoléon surmonté d'une aigle, avec inscription en gros caractères : // a été rendu à nos vœux. Vous y verrez , suivant la déclaration de la femme Favier, que ce cale était fréquenté par la garde urbaine et notamment par la compagnie des collets jaunes.
17 septembre.
AU PROCGRBUR GÉNÉRAL.
Des assassinats inouis ont été commis sur des fidèles sujets du roi à Arpaillargues. le vous envoie les procèsverbaux des commissaires de police.
Il en résulte que soixante-quauip soldats royaux ont été spoliés, maltraités et volés de tout ce qu'ils avaient; que Gaspard Fournier fut horriblement assassiné et mené sur la place; que le sieur Calvet fut également assassiné et mourut à Thôpital d'Uzès aussitôt qu'il y fut arrivé; que les nommés Claude Charray, Nicolas Mérie, Aimé et Martin, furent plus ou moins gravement blessés, et que parmi les assassins, les nommés Gaste, faiseur de bas à Nîmes, un boulanger aussi de Nîmes, dont il est facile de ravoir le nom, et un nommé Béchard, qui, à ce qu'on croit, demeure à Uzès, ont été reconnus. Il résulte du deuxième procès-verbal que, la veille de l'événement dont il vient detre parlé, les nomuiés Dominique Rainaud, cordonnier de Nîmes, Servent, travailleur de
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terre, Lambat, passementier, et deux autres Nîmois, qui avaient également fait partie de l'armée royale, après avoir été désarmés à Montaren, furent par trahison dirigés sur Arpaillargues, et là, ils furent spoliés, frappés, blessés, menacés d'être fusillés après avoir été forcés de se mettre à genoux, et que parmi les auteurs de ces attentats on reconnut le sieur Boucaron, adjoint du maire, et les deux maréchaux, oncle et neveu, d'Arpaillargucs.
AU PROCUREUR DU ROI
Procès-verbal dressé les 15 et 17 septembre par le commissaire de police Maignaud :
Dans la première quinzaine d'avril, dix-huit à vingt miquelets, revenant de Pont-Saint-Esprit par des chemins détournés, furent arrêtés autour du domaine appelé le Petit-Mas d'Assas; plusieurs d'entre eux furent désarmés, volés et dépouillés de ce qu'ils portaient par quatre brigands signalés sous les noms de Louis Aurivcl, Payen, Imbcrt et Durieux.
AU PROCUREUR DU ROI A UZÈS
Une douzaine de malfaiteurs se sont portés à Sanilhac le 13 et ont forcé divers habitans à des contributions: dix de ces brigands ont été arrêtés le 14 à Uzès : ils portaient l'uniforme de la garde nationale de Nîmes.
26 septembre.
AU PROCDREUR DU ROI
Deux procès-verbaux du 23 septembre, sur menaces et excès commis dans la nuit, du 21 au 22, dans les maisons des nommés Margarot, Bourjoly et Crouzet et sur leurs personnes.]. Dupont, dit Trestaillons, est prévenu d'être l'auteur de ces attentats avec Lavie et un inconnu. J'ai vainement tenté de faire amener Dupont devant moi. Voyez s'il ne conviendrait pas de nous assurer de sa personne.