LE CLERGÉ BELGE
I. Avant fructidor. Excès commis en Belgique clans les deux premières invasions, 1792-1793 et 1794 ; pillages, échafauds en permanence, otages. — 30 septembre 1793, réunion de la Belgique à la France ; assimilation quant au système légal. — La loi du 7 vendémiaire an IV produit sur le clergé belge le même effet que le serment de 1790 sur le clergé français. La résistance part de Louvain : le Directoire patiente. — II. Apres fructidor. Le serment de haine à la royauté ajoute une difficulté aux précédentes: refus du cardinal de Frankenberg de le prêter et de le faire prêter à son clergé : il est enlevé et déporté au delà du Rhin ; destruction des signes extérieurs du culte, suppression de l'université de Louvain, tableau des prêtres. Opposition des fidèles et du clergé. — III. Premiers arrêtes de déportation. Les chefs du clergé belge sont frappés les premiers individuellement ; puis arrêtés collectifs ; une nouvelle Vendée. — IV. Guerre des jiaysans. La loi de conscription militaire. Premières émeutes dans le Luxembourg ; leur caractère religieux. Le mouvement s'étend dans les Flandres. Triomphes illusoires et sans résultats définitifs des généraux français : Malines, Leuze, Hérenthals, Dùffel.
— Le général Colaud : nouveaux combats ; siège de Diest; les insurgés l'évacuent; bataille d'Hasselt. Colaud est révoqué, puis réintégré. Pacification. — V. Arrêtés collectifs du 4 novembre 1798. Il y en a neuf, comprenant sept mille quatre cent soixante-dix-huit prêtres.
— Destinées diverses des prêtres belges Page 226