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bord les remarques que nous avons pu noter au cours de nos tétées. Dès l’instant où nous avons soumis un mamelon rétracté à la tétée artificielle, celui-ci se laissait distendre et proéminait d’une façon appréciable.
Le premier coup de pompe donnait le maximum d’allongement et si la femme avait dû souffrir, elle n'aurait souffert qu’au début.
Quand le mamelon n'était pas trop rétracté, la . femme restait absolument insensible et s’étonnait même de voir son lait jaillir sans douleurs.
Quandle mamelon était moins souple eten quelque sorle adhérent à la glande, nous avons vu certaines femmes manifester plus d'inquiétude que de vraie souffrance. Néanmoins, dans ce cas, il nous a suffi de graduer la marche du piston et de faire lentement le vide pour voir cesser loute réaction. Après le premier coup du piston et dans tous les cas, la femme se laissait traire, docilement et ne montrait plus aucune crainte.
Dès la première journée il y avait une amélioration appréciable et nous avons pu parfois pincer le soir entre les doigts des mamelons qu'il était impossible de plisser le matin, comme s'ils étaient retenus à la peau par des adhérences.
Après les premières tétées le mamelon revenait à sa position iniliale et ne semblait pas bénéficier de la traction prolongée qu'on lui avait fait subir.
H n’y avait heureusement là qu'une erreur d'interprétalion visuelle, Il suffisait, en effet, de chercher à
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le saisir pour s’apercevoir qu’on avait déjà gagné quelque chose.
Le lendemain parfois, dans l’espace de deux eu
trois jours le plus souvent, le bénéfice de nos tétécs
était définitivement acquis. Le mamelon était apte à la préhension de l'enfant.
Dans les dernières tétées. après avoir demandé au mamelon son maximum d’érection, nous avions l'habitude de mettre l'enfant au sein, et d’interrompre momentanément la tétée artificielle.
Le mamelon alors très proéminent étail très facilemeñt saisi par l’enfant et nous ne tardions pas à lui céder définitivement notre place.
Dans l'observation I nous avons pu former les mamelons au bout de quatre jours.
Dès le troisième. jour, les seins donnaient une quantité de lait bien supérieure à celle exigée par l'enfant (jusqu’à 1 10 grammes en dix minutes).
La perte de poids de l’enfant ne s’est pas étendue au delà du troisième jour après sa naissance et dès le quatrième il récupérait 30 grammes.
Dans l'observation V l'enfant pouvait déjà prendre le sein gauche au bout de deux jours.
Après trois jours il pouvait téter les deux seins.
La perte de poids s’est arrêtée dès le début de nos tétées et deux jours après, il récupérait 30 grammes.
Dans l'observation VI la perte de poids qui était énorme, s’atténue aussitôt et l'enfant récupère trente grammes deux jours après le début. Bien
mieux il tette,
ne POS eme
Dans l'observation XI la perte de poids s’arrête dès qu’onse sert de l’appareil et au bout de deux jours l’enfant récupère quarante grammes. Bien mieux, il Lette et, les mamelons qui étaient ici très rétractés sont assez formés pour que l'enfant puisse s’en servir.
Dans l'observation XV la perte de poids s'arrête et l'enfant augmente de 50 grammes, dès qu'on commente à se servir de l'appareil. Nous ne sommes qu’au cinquième jour après l'accouchement. Il suffit det rois jours pour que les mamelons qui étaient plats soient formés et l’enfant prend sa ration.
Dans l'observation XVI la perte du poids s’arrête et l'enfant prend 30 grammes dès le début. Nous ne sommes qu’au quatrième jour après l'accouchement. Il suffit de quatre jours pour former les mamelons qui étaient absolument plats.
Dans l’observation XVIII la perte de poids s'arrête au bout de trois jours et l'enfant a récupéré 30 grammes. Mis au sein, iltette.
Ces résultats ne sont pas seulement encourageants ils contiennent encore un enseignement. « Sur 317 mamelons bien conformés, écrit M°° Dluski, dans sa thèse :
117 ou 36,9 0/0 ont été atteints de crevasse, tandis que sur 116 mamelons courts où invaginés, plus exposés à être mâchonnés par l'enfant 6 ; OU 55, 1 0/0 l'ont été » (1).
Plus de la moitié des mamelons courts sont donc
1. Mr Dluski. Contribution à l'étude de l'allaitement maternel. Thèse de Paris, 1894.
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cxposés aux gerçures et par suite à la lymphangite, aux abcès et à toutes leurs conséquences.
L'infection des glandes mammaires pendant les suites de couches est loin d’être un accident rare. Maygrier donne le chiffre de 71 0/0. | En présence d’un mamelon court, il ne faudra donc pas hésiter et demander à l'enfant des essais périlleux et nocifs. Nous avons à notre disposition ce qu'il faut pour allonger doucement, sans traumatisme dangereux, le mamelon rétracté. L'expérience nous a démontré qu'il ne faut pas longtemps, et nous éviterons ainsi à la nouvelle accouchée les complications infectieuses toujours redoutables. :
Six de ces femmes étaient des primipares. Une seule était secondipare. Aucune d’elles n’a présenté la plus petite gerçure au cours de nos tétées.
Nous publions ci-dessous un tableau synoptique de nos observations
[ D. R. | Perte
bs. | Poids :
Xe Acc. poids " Tét, actif Augm. quot.
EN naiss.
5 | 2570 |1 au 5 août 4 mai | 270/435,585,275 | —, 30,1 40
6 2750 20 au | 3 mai | 430 [370,335 —, 20, + 30 25 juillet D Se II 3320 aÿau 16 mai | 320 420,440 =, + 40 30 juillet | | ge nee NS ERA REC 15 3620 | 24-28 août 22 mai 370 450,535,505 | +59, + 60 +4o
16 2750 | 1-4 sept. | 5 juin | 230 |288.345,400,| + 30 4o +- 30
| LES 430 + 4o ER
18 3500 | 12-20 sept. 112 juin | 300 1190,330,325 | =, — 50 + 30
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