À.-B.Marfan., Traité de l'allaitement maternel
de la mère à ces nouveau-nés,porteurs d’une malformation qui les rend absolument inaptes à prendre le sein. Nous avons été assez heureux pour suivre l’un d'eux pendant un mois. Cet enfant présentait un bec de lièvre avec fissure de la voûte palatine.
Nous avons pu observer durant cette période la courbe des poids de l'enfant et apprécier chez la mère la marche de la sécrétion lactée.
Au terme d’un travail qui nous permet de présenter seulement dix-huit observations, nous nous excusons de ne pas avoir pu en réunir davantage, mais nos observations sont personnelles et la fréquence ainsi que le nombre des tétées nous rendaient
notre rôle assez difficile.
* Grâce à l’obligeance de M. le professeur agrégé
Wallich qui a bien voulu nous inspirer le sujet de notre thèse et nous aider de ses conseils, nous avons pu recueillir nos observations au chevet des nouvelles accouchées de la clinique Baudelocque. Qu'il veuille bien nous permettre de lui exprimer ici toute notre reconnaissance.
Nous prions respectueusement M. le professeur Pinard, qui nous fait aujourd’hui le grand honneur de présider notre thèse, et dont l’enseignement restera pour nous si précieux, d'accepter nos sentiments de profonde gratitude. Nous le remercions particulièrement d’avoir bien voulu nous permettre de faire nos expériences dans sa clinique et de nous avoir facilité ainsi notre très modeste travail.
Après avoir rappelé brièvement au début de notre
thèse les différents moyens préconisés autrefo ispour allonger le mamelon et remplacer temporairement
la succion du nouveau-né, nous décrirons dans un second chapitre les divers appareils inventés antérieu
rement pour traire le lait.
La succi-Pompe-Rohan fera l’objet de notre troisième chapitre.
Nous en exposerons les parties essentielles et la technique, avec les remarques que nous avons pu faireau cours de nos tétées.
Le chapitre IV sera consacré à l’étude des applications que nous en avons faites et de nos observations.
Nous terminerons par les conclusions qui sont la conséquence naturelle de nos expériences. : :