‹ La Thébaïde en Amérique ou Apologie la vie solitaire et contemplativeChapitre 13 sur 43 · BURNS · texte numérisé non relu

BURNS

Notre âme, ici-bas, est comme cet arbre nommé triste, qui ne fleurit que la nuit, et perd ses fleurs au lever du soleil.

Il était dans ces sentiments le poète chrétien qui exhala cette plainte mystique :

"iZ n'y a que Celui à qui tous les replis du cœur humain sont connus, qui connaisse mes gémissemens et mes soupirs : pourquoi crîrais-je pour les faire connaître 7 Il n'y a que Lui et moi qui les connaissions. Personne ne connaît donc mes gémissemens, mes vœux et mes soupirs ; personne, hors nous deux, et cela suffit .'"

(Herman Hugon.

Page 1