EU
Fe — 29 —
n'avons pas constaté de résultats sensibles et la cessation de la cure ne changea en rien les chiffres habituels.
Savy et Delore ont donné les produits à divers sujets hospitalisés, non suspects de rétention aqueuse, et ils n'ont jamais constaté d'action diurétique. Ils l'ont donné dans des cas de sciatique, d’hydarthrose gonococcique bénigne, de lithiase vésiculaire, et la quantité d'urine ne fut Jamais modifiée.
La théobromine est généralement sans action sur les voies digestives ; cependant, G. Sée l’a vue déterminer des vomissements et des nausées. Il propose pour les éviter de fractionner les doses par o gr. 50. Actuellement, on admet que ces accidents tiennent surtout aux impuretés du produit.
Ce médicament passait pour être sans action sur les cenires nerveux (v. Schrœæder). Et pour G .Sée, il ne produirait ni excitation, ni insomnie, ni agitation, ni somnolence,, ni tremblements, quelle que soit la dose prescrite. Pour Huchard, elle déterminerait dans ro P. 100 des cas, et à des doses variables suivant les sujets, une céphulée plus ou moins violente, dite « céphalée en casque », souvent intolérable, plus rarement quelques phénomènes d’excitation cérébrale, des nausées et des vomissements. Ces phénomènes ressortissent aussi des impuretés de la théobromine.
Pour Manquat, c’est la céphalalgie qui est le plus fréquent des accidents de la théobromine, il l’a observée avec des doses de 1 gr. 50 et quelquefois 1 gr. par jour. Pic a vu se développer, sous l'influence de hautes doses,
de la confusion mentale et des troubles gastro-intestinaux.
Elle n'agit pas sur la pression artérielle, suivant G. Sée, et n'exercerait aucune influence sur le cœur. Pour Huchard, l'impulsion cardiaque est plus forte el moins accélérée.
Elle n’agit en aucune façon sur le système respiratoire de l'individu normal. Dans les cas d’anasarque, elle améliore la dyspnée surtout par le fait qu’elle diminue les épanchements et vide les œdèmes.
L'effet principal de la théobromine est de provoquer une diurèse parfois énorme, qui peut même aller jusqu'à 10 p. 100 du poids du corps. Autrefois, on admettait que c'était un diurétique vrai, c'est-à-dire purement quantitatif, qui ne déterminait aucune modification dans la qualité de l’urine. Widal et Javal ont démontré, par des dosages rigoureux, qu'il s'agissait en réalité d’une élimination portant non seulement sur la quantité des urines, mais électivement sur leur teneur en chlorures. La théobromine est un diurétique déchlorurant, susceptible d’être un bon adjuvant de la cure de déchloruration
au cours des néphrites et des cardiopathies.
Ce fait fut d’ailleurs vérifié par Bellon, élève du Professeur Pic, non seulement chez l’homme, mais aussi chez le lapin, et il constata que le taux des chlorures urinaires s'élevait, après administration de théobromine, de 0er Ho "à rer Mo: |
Grunwald montra que le lapin dont l’organisme a été appauvri en chlorures au point de ne plus excréter que des traces de sel peut, sous l'influence de la théocine,
émettre de nouveau une urine notablement riche «cn chlorures.
Sc
er RE