I. ACTION SUR L'ÉPITHÉLIUM RÉNAL
Von Schrœder (1888) a fait admettre que la diurèse des xanthiques résultait d’une excitation exclusive de la cellule rénale. Son expérience, d’après laquelle les reins privés de leurs connexions nerveuses, continuaient à secréter sous l'influence de la théobromine, semblaient démontrer l’action diurétique directe, épithéliale pure de ce médicament, et son indépendance, soit du système nerveux, soit de la circulation générale.
En réalité, l’action excito-secrétoire sur l’épithélium
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subsiste : elle fut démontrée par Pizzini qui observa les granulations de secrétion (grains de segrégation de Renaut) débutant dans la région du noyau des cellules des tubuli, cheminant dans la cellule secrétoire en passant à travers la bordure en brosse.
Auchard, Pizzini confirment le caractère purement épithélial de l’action diurétique indépendante du système nerveux.
En outre, si on expérimente sur des reins isolés, on constate que la diurèse augmente si l’on injecte dans les vaisseaux de la théobromine. Ce fait établit encore le mieux l’action directe du produit sur l’épithélium rénal.
Pour Gottlieb et Magnus, c’est en s’éliminant au niveau de la cellule à batonnets que les bases xanthiques excitent la diurèse.
Certains admettent cette action directe sur la cellule rénale, mais ils invoquent, en outre, une diminution de la réabsorption au niveau des tubuli contorti, plutôt qu'une stimulation de la sécrétion urinaire.
Quels sont, en effet, les phénomènes qui président à celte action au niveau de la cellule ? Est-ce un phénomène physique de capillarité, de perméabilité ; est-ce un changement momentané de la membrane glomérulaire (Cushny et Lambic 1921) ? Ces dernières interprétations ne semblent, actuellement, que de pures hypothèses.