‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 171 sur 210 · Ant · texte numérisé non relu

Ant

roi d'Assur 1 (Is. 10, 12-17) et du roi de Babylone^ (Is. 14, 4-21); Ézéchiel sous les traits du roi de Tyr^ (Ez, 28, 2-10).

Hippolyte commente en détail^ deux oracles de Daniel où il trouve des parties eschatologiques.

D'abord le songe de Nabuchodonosor •' (Dan, 2, 31-35). La statue composite montrée à ce prince figure la série de quatre empires. A la tête d'or répond l'empire babylonien; au torse et aux bras d'argent, l'empire perse; au ventre et aux cuisses d'airain, l'empire grec d'Alexandre; aux jambes de fer et aux pieds de fer et d'argile, l'empire romain. La pierre qui, sans le travail d'aucune main d'homme, s'arrache de la montagne et vient frapper aux pieds la statue, puis se transforme elle-même en une montagne qui emplit l'univers, figure le Christ, vainqueur des empires de ce monde et fondateur d'un royaume destiné aux saints. L'empreinte des dix doigts de pieds sur la base de la statue figure dix Etats démocratiques qui s'élèveront sur les ruines de l'empire romain.

Dans une vision de Daniel '^ (Dan. 7, 2-14), on retrouve les quatre mêmes empires : Hippolyte môle cet oracle au précédent, et leur consacre un commentaire commun, éclairant l'un par l'autre. Quatre animaux ont été montrés au prophète. Au premier animal, une lionne qui monte de la mer, répond l'empire babylonien. La lionne a des ailes d'aigle : Nabuchodonosor, en son orgueil, s'élèvera contre Dieu. Ses ailes lui seront arrachées : Nabuchodonosor

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