‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 174 sur 210 · Ant., 26, p. 18, M. Cf. CD · texte numérisé non relu

Ant., 26, p. 18, M. Cf. CD

du cœur du Père avant toute créature ; sur terre, comme homme né entre les hommes et reformant en lui-même le premier Adam; aux enfers, comme messager de la bonne nouvelle auprès des saints et comme vainqueur de la mort par la mort même. La puissance du Christ sera sans bornes et son règne sans déclin.

Toutes ces choses mystérieuses ^, que les prophètes ont sues, mais qu'ils ont dites obscurément de peur de troubler les âmes, Hippolyte les communique, non sans hésitation ni sans crainte, pour l'amour du Christ. Et maintenant il passe à la grande prostituée dont parle l'Ecriture, et aux rigueurs que Dieu exercera sur elle avant l'heure du dernier jugement.

Incidemment, il fait remarquer l'accomplissement de divers oracles : désolation de Jérusalem, selon Isaïe - (Is. 1, 7-8) ; bouc contre bélier •^, figurant Alexandre contre Darius, selon Daniel (Dan. 8, 15-27). La grande prostituée est, dans Isaïe*, Babylone, jadis dominatrice des peuples, plus tard vieille et stérile, abandonnée de Dieu en punition de ses maléfices (Is. 47, 1-15). A la voix d'Isaïe fait écho la voix de saint Jean^ (Apoc. 17, 1-18, 24). Dans cette nouvelle Babylone, vêtue de pourpre, assise sur sept collines et ivre du sang des martyrs de Jésus, Hippolyte a reconnu Rome^^; la chute de Baby-

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