‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 45 sur 210 · Saint .Justin, Dialor/ue contre Tryphon · texte numérisé non relu

Saint .Justin, Dialor/ue contre Tryphon

3. Voir Doellinger, Hippolytus iind Kallislus, p. 197-250; Tixeront, Histoire des Dorjiiies, 1, La théologie anténicéenne, Paris 1905, ch. 8; Hagemann, Die roemisctte Kirchc in den ersten drei Jahrhundcrten, Freiburg i. B., 186-4, p. 206-275; Anon)'nie, iJer Monarchianismus und die roemische Kirche im dritten Jahrhiinderf, dans der Kolholik, Si, 1905, p. 1-15; 113-128; 182- 201 ; 206-282 : Ilarnack, art. Monarchianismus, dans lîralencyclopaedie f. prot. Thcolo;/ie.

LK SAHELLIANISME.

lien rattachi' ces nouveautés au nom do Praxéas, Ilippolyte à celui de Ps'oët '. Les Philosophumena présentent la théologie de Noët comme une simple adaptation du monisme d'Heraclite -*. D'après Noët, Dieu, à la fois créateur et créature, accorde en lui-même tous les contraires. Selon Taspect que l'on considère, il est Père et Fils, Père à raison de son éternité. Fils à i-aison de son apparition dans 1(> temps. Selon qu'il est né d'une vierge et qu'il a conviTsé parmi les hommes, il se fait appeler Fils; mais pour qui sait comprendre, il est aussi bien Père. Il a été attaché à la croix, et il a remis son âme en ses propres mains; il est mort et il n'est pas mort. Ainsi parleront, après Noët, les interprètes de sa pensée : Epigone, Cléomène, Sabellius^. Epigone avait été à Rome l'introducteur de cette théologie; s'il faut en croire Hippolyte, elle V exerça ses ravages dans les rangs du clergé^.

D'après les Philosophumena, Galliste fournit à la secte de Noët un appoint précieux. Ambitieux et sans scrupule, il profita de son ascendant sur le simple et avare Zéphyrin pour semer la division parmi les frères, en se ménageant les bonnes grâces des deux partis. Grand donneur de bonnes paroles, avec les orthodoxes il

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