‹ La théologie de Saint PaulChapitre 22 sur 630 · II. FORMULES DE CITATION · texte numérisé non relu

II. FORMULES DE CITATION

Si les réminiscences sont nombreuses dans toutes les Épitres, les citations expresses ne se trouvent guère en dehors des quatre grandes lettres. Il faut excepter L Tim. 518 (Xéye: à l'oapñ), 2? Tim. 21°, probablement Eph. 48 (àiù Xéye) et peut-être Eph. 514 (àù Xéya). La formule de citation la plus ordinaire est yéyparta employé trente fois (sans compter 1 Cor. 45 : vo uà Ünèp & yéyparte), du reste avec des variantes : Rom. 1219; 14!!; 1 Cor. 119; 319; 99; Gal. 310; 422-27 (Yéypanra yép); Rom. 117; 224; 310; 417; 836; 953, 1126; 153-921; 1 Cor. 151; 29; 2 Cor. 815; 99 (xaôès y.); Rom. 34: 918; 1015; 118 (xaBdxep y.); 1 Cor. 107; 1421; 1546; Gal. 313 (variantes diverses). Cette manière de citer se rencontre dans les Synoptiques, les Actes, la 1° Petri, mais non dans Jean. — Quelquefois, mais plus rarement, les auteurs sont cités par leur nom : David, Rom. 46; 11° (Xéye); Moïse, Rom. 105 (ypépet); 1019 (Aéyer) ; Isaïe, Rom. 927 (xpdter); 922 (mpoetpnxev); 1016-20; 1512 (éyæ). Ces formules de citation sont aussi en usage chez les autres écrivains sacrés. — Une formule assez fréquente dans Paul est Aéyet À Toxpñ, Rom. 43; O7 (1G Dapaw); 1011; 112 (èv ‘Heiæ, c.-à-d. dans la portion des livres des Rois où il est question d’Élie); Gal. 450; 1 Tim. 518. Alors l’Écriture peut être personnifiée, Gal. 38 (xpoïôoëca) ; 322 (suvéxheuse). Cette manière de citer est employée à l’occasion par Jean 738-42; 1987; Jacques 2?3; 45; et 1 Petr. 26. — Cinq fois Dieu est substitué à l’Écriture, ? Cor. 616 (nabtoc einev 6 @eéc) ; Rom. 915 (x Muÿcet Aéyer); Rom. 925 (èv r& ‘Qonè Aya); 2 Cor. 62; Gal. 316. Dans ces quatre derniers cas « Dieu » n’est pas exprimé mais il faut certainement le sousentendre. Il est à remarquer que dans tous ces exemples les paroles citées étaient mises dans la bouche de Dieu et il en est également ainsi pour 6 Xéyos roù Oeoÿ, Rom. 96, On se demande donc si dans la forme insolite de l’Épître aux Ephésiens (48; 514 : Gi Aëye) il faut sous-entendre « Dieu » ou « l’Écriture » ou bien prendre Xéye impersonnellement « quelqu'un dit, il est dit » et n’y pas voir de citation scripturaire. Ce qui favoriserait la dernière alternative c’est que Eph. 5l4 ne se trouve nulle part dans l’Ancien Testament et que Eph. 45 modifie étrangement le texte cité. — Quelques autres formules exceptionnelles montrent le peu de fixité du langage de Paul : Rom. 418 (xarà rù etpnuévov); 2 Cor. 418 (xarà td yeypauuévov); 1 Cor. 1554 (6 Xéyos à yeypauuévoc). — Rom. 77 (ei Là à véuos Eeyev), Rom. 99 (irayyehiac à X6yos) et Rom. 104 (ri Xéyer adt® 6 ypnuatiomés ;) s’expliquent par des raisons spéciales. — En comparant les formules employées dans l'Épitre aux Hébreux on s’apercevra qu’elles sont entièrement difrérentes : jamais de yéyparto et au contraire usage très fréquent de l'impersonnel eïmev, Aéyeu, eipnxev, gnoiv. Voir la note Z, p. 513-514.

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