II. Le pourquoi de la résurrection
La résurrection du Christ est indissolublement liée à la nôtre : il ne serait pas ressuscité si nous ne devions ressusciter, ou plutôt il est impossible que nous ne ressuscitions pas s’il est ressuscité (12-13). Or si le Christ n’est pas ressuscité, le témoignage des apôtres est faux, la foi des néophytes est vaine, les justes morts dans le Christ sont perdus, les fidèles vivants sont les plus malheureux des hommes (14-19) : conséquences absurdes. — La mort est le fait d’un homme, Adam, la résurrection sera le fait d’un homme, le nouvel Adam;
‘ c'est pourquoi le Christ est appelé les prémices des morts; il vient le
premier, mais les autres le suiventnécessairement, comme la moisson suit les prémices (20-24). — Le Christ doit triompher de tous ses ennemis, d’après les prophètes; il triomphera donc aussi de la mort — ce qui aura lieu dans la résurrection des justes — et alors il pourra inaugurer son règne éternel, sous les ordres du Père (24-28). — L’espérance de la résurrection est si fermement ancrée dans la conscience chrétienne qu’elle se manifeste par la pratique de quelques fidèles de se faire baptiser pour les morts (29) et surtout par le courage avec lequel les apôtres affrontent tous les dangers (30-32). — Sortie véhémente contre les sceptiques (33-34).