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paraboles pour tourner en allégories tout l'enseignement de Jésus. Mais on n'a pas le droit d'oublier que Jésus parla souvent sans figures. Surtout il prononc^-a des sentences et des déclarations que n'obscurcit aucune parabole. Or ceci est particulièrement vrai du jugement et de la résurrection corporelle, soit qu'il menace (Mat. 11, 22-24) soit qu'il promette (Mat. 10,7; Luc. 14, 14). D'ailleurs il a dit expressément^ qu'il venait sauver ce qui avait péri Luc. 19, 10; cf. Joan. G, 39-40). Ce qui avait péri, n'est-ce pas tout l'homme? Il faut que rien n'y manque. La rédemption plénière ne doit pas plus oublier le corps que l'âme. Jésus dit encore ^ : Craignez celui qui peut précipiter dans la géhenne le corps et l'âme (Mat. 10, 28). Impossible de prendre ici le change, d'autant que le texte sacré oppose le corps à l'àme. A moins de ressusciter, le corps ne saurait tomber dans la géhenne. Et comme ce feu vengeur est inextinguible, éternel doit être le supplice du corps que la justice divine lui livre, non pour être consumé, mais pour être torturé. D'autres paroles du Seigneur confirment cette doctrine (Mat. 10, 29; Joan. 6, 39; Mat. 8, 11 etc.) Répondant aux sadducéens^ (Mat. 22, 23 sq.) qui ne croyaient pas même à l'immortalité de l'âme, il affirme implicitement que l'Écriture enseigne la résurrection telle qu'ils la niaient, c'est-à-dire la résurrection complète. S'il compare la condition des élus à celle des anges (Mat. 22, 30), s'il déclare que la chair ne sert de rien ', on ne peut rien conclure de là contre la résurrection : il n'a voulu que convier ses auditeurs à la vie de l'esprit. Enfin en ressuscitant des morts ■% Jésus a donné comme les arrhes de la résurrection générale, par des miracles d'ailleurs bien moindres que le miracle de sa propre résurrection.
Si des évangiles on passe aux écrits apostoliques ^, on trouve que les apôtres, occupés de montrer l'A. T. accompli en Jésus-
■2. Ib. 3o.