‹ La théologie de TertullienChapitre 182 sur 455 · Ib · texte numérisé non relu

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LE TRAITK DE LA PnESClilPTIOX. 209

(}ue juste de reprendre contre eux la parabole évangélique ' : le Seigneur avait semé dans son champ le froment de la vérité ; le diable vint ensuite y jeter l'ivraie de Ihérésie. Peut-être quelques églises-, contemporaines des apôtres, abuseront de leur ancienneté pour usurper le titre d'apostoliques; il faut donc une contre-épreuve. Invitez-les à produire leurs origines, à dérouler leurs fastes épiscopaux, remontant jusqu'à un apôtre ou à un disciple des apôtres — un disciple resté avec eux jusqu'au bout. C'est ainsi que les églises apostoliques montrent leurs titres : Smyrne nomme Polycarpe, établi par Jean ; Rome, Clément, ordonné par Pierre; ainsi des autres. Voilà ce que doivent commencer par faire les hérétiques. Et quand ils l'auront fait, ils n'auront rien gagné; car leur doctrine, comparée à celle des apôtres, trahit assez son origine étrangère. Ces églises n'ont point notre foi; donc elles ne sont pas apostoliques-'.

Ici TertuUien dresse le catalogue ' des hérésies contemporaines des apôtres. Saint Paul attaque, I Cor. 15, 12, les ennemis de la résurrection, nouveaux sadducéens, plus ou moins suivis par Marcion, Apelle, Valentin; — Gai. 5, 2, les ébionites, attachés à la circoncision et à la Loi; — 1 Tim. 4, 3, les ennemis du mariage, précurseurs de Marcion et d'Apelle; — 2 Tim. 2, 18. ceux qui prétendent que la résurrection a déjà eu lieu : ainsi feront les Valentiniens; — 1 Tim. 1, 4, les amateurs de généalogies intinies : tel sera Valentin, avec son roman théologique; — Gai. 4, 3, ceux qui divinisent les éléments du monde : tel Hermogène. Saint Jean flétrit, Apoc. 2, 20, les nicolaïtes, mangeurs d'idolothyta, et impudiques : cette secte a reparu avec Caius; — 1 Joan. 4, 3. 4, ceux qui nient l'Incarnation, comme Marcion, et la divinité de Jésus, comme Ébion. Saint Pierre a condamné, Act. 8, la magie en la personne de

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