Pr. \L
i. Ib. i:!.
A. Jfj. -l.'j.
o. Ainsi Huer. 3, préfarc : l'ro sola vcra ac vivilica lidi'. (|iiaiii ab Apostolis Ecclesia i)i>rcopit (H distribuit filiis suis. — Conipaivr surtout Pr. 19. — Cf. Grogor Sciunitt, Die Apologie (.1er drei erslen Jahr/iKinlerle. (Mainz, 1800) 2, 3, I, p. 121 s.|.)
2Ui THÉOLOGIE DK TI-mULMl-X.
(.■xpliquor ' . l'Mg-lise est lu soeiél(3 des lidùles cliréliens. Elle naquit le jour de la Pentecôte, comme en témoigne le livre des 4ctes -. Apostolique par son origine , elle demeure une et identique à elle-même en se propageant, par l'influence du Saint-Esprit, dans l'espace et dans le temps : apostolicité, unité, deux notes essentielles de la véritable Eglise''. Tertullien prononce à deux reprises le mot de catholicité '' ; il insiste sur cet accord dans la doctrine qui, pour une société déjà si répandue, serait inexplicable sans la communauté d'origine et de tradition •'. L'Eglise catholique est hiérarchique et sainte '': par ces traits, non moins que par les précédents, elle se dislingue des églises dissidentes, où régnent l'anarcliie et le dérèglement des mœurs.
Tous ces caractères, et particulièrement la charité qui unit les fidèles, sont mis en lumière dans une page de l'Apologétique, que nous avons déjà rencontrée'^. Entre les membres de l'Eglise, le lien social est l'unité de foi, de discipline et d'espérance. Tertullien a révélé ce mystère aux païens; il le développe ailleurs devant les fidèles, en insistant sur cette communion des saints qui fait des épreuves de chaque membre les épreuves du corps tout entier : car chaque membre, c'est l'Église, et l'Église, c'est le Christ^. Il s'en souviendra