‹ La théologie de TertullienChapitre 425 sur 455 · Pud. II · texte numérisé non relu

Pud. II

Jésus, la Samaritaine, etc., ne prouvent rien quant à la question présente, c'est-à-dire quant à la rémission des péchés sous la loi de grâce, mise en vigueur à la mort de Jésus. Les apôtres ^ non plus n'offrent point de pardon à la chair souillée après le baptême. Ils ont flétri particulièrement trois péchés (Act. 15, 28) - : idolâtrie, impudicité, homicide. Pourquoi, sinon parce que ce sont là des péchés irrémissibles? Telle est, de par l'Esprit-Saint et de par les apôtres, la discipline de N. T. Si on ne l'accepte pas, on retombe de plein droit sous le joug de la loi mosaïque. Malheur à qui repousse les avances de l'Esprit! Les psychici soupçonnent •' saint Paul d'avoir absous dans sa deuxième épitre aux Corinthiens (2 Cor. 2, 5) le môme incestueux qu'il avait frappé dans la première (1 Cor. 5) ''. Soupçon gratuit : saint Paul eût parlé plus clairement en matière si grave. L'excommunication prononcée par lui est une sentence définitive, le retranchement d'une brebis contaminée, pour sauver le troupeau; tout comme ailleurs 1 Tim. 1, 20) le retranchement d'Hyménée et d'Alexandre, livrés à Satan comme blasphémateurs. Donc le pardon accordé plus tard ne concerne pas l'incestueux. Au reste, toute cette première épître aux Corinthiens ^ est écrite avec du fiel : les discordes qui déchiraient alors cette église avaient exigé l'intervention de l'Apôtre : rencontrant une fornication monstrueuse, il frappe sans merci; à l'égard des orgueilleux, il commence par menacer, par humilier, puis il pardonne. Admettre la révocation si prompte d'une sentence aussi grave

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