IV. — III. DOGMATIQUE
Ce sont : 1° les vérités qui expriment]les rapports nécessaires qu'ont avec Dieu tous les êtres non divins, comme avec leur principe et leur terme. Vient ensuite, 2° la considération des êtres non divins, envisagés dans leurs principales catégories, en tant que la diversité de leur nature influe d'une manière essentiellement différente sur la position qu'ils occupent dans le plan divin de l'univers, et principalement sur la fin suprême et dernière du monde. Telle est en particulier la considération de la nature des anges et des hommes, qui étant un reflet de la nature divine, offrent la manifestation la plus parfaite de Dieu.
Cependant, comme la mesure de perfection que Dieu a destinée de fait à la créature raisonnable n'est pas proportionnée à ses aptitudes natives; comme il l'appelle à une fin surnaturelle, et qu'il l'a disposée pour cette fin, il faut s'oecuper aussi de l'institution primitive d'un ordre surnaturel fondé sur le terrain de l'ordre de la nature, d'abord dans les créatures spirituelles, puis indirectement dans toute la création, institution qui a pour but d'établir une société intime avec la sainte Trinité. De là une division en trois parties, qui se succèdent organiquement; caries premières se développent ou se complètent dans les suivantes et répondent à bien des égards aux trois grandes parties de la théodicée naturelle : l'être, la vie et la com. munication de la vie divine. Elles leur correspondent encore en ce que, dans l'un et l'autre cas, les deux premières parties se déroulent dans la sphère de la raison naturelle, tandis que le fond de la troisième appartient à la foi.