RÉGION DE L’EST. - TROYES
de l’an II, et par un tableau des membres de la société populaire de Monlagne-sur-Aisne (Sainte-Ménehould1 2) où il figure avec la mention suivante : « Claude Léger l'ainé, trente-deux ans, né à La ( îrange-aux-Bois, étudiant, vicaire à Monlagne-sur-Aisne en juillet 1789, puis curé à \ ienne-sur-Bienne, et aujourd'hui administrateur du district de Monlagne-sur-Aisne, admis dans la société le 27 brumaire an IL »
Il est à noter que Grégoire, d’ordinaire peu tendre poulies terroristes, reconnaît que Léger « a toujours été un homme paisible et considéré pour ses talents dans la société d’agriculture et des arts de Châlons ». 11 est vrai qu’auparavant, il n'a pas manqué de nous apprendre que les théophilanthropes dont il s’entourait, étaient des « ivrognes », « des hommes sans mœurs », « la plupart effectivement connus pour avoir commis des excès dans la Révolution 1 » .
T rotes. — Dans l’Aube, où le culte de la Raison avait été propagé en l’an II par Rousselin de Saint-Albin 3, la théophilanthropie n’eut qu’une existence assez éphémère. Elle ne fut guère représentée qu’à Troyes. Au moment du coup d’Etat de fructidor, neuf églises servaient dans celle ville aux différents cultes catholiques4, qui réunissaient de nombreux fidèles. Les patriotes fondèrent après le coup d’Llat deux cercles constitutionnels 5 et bientôt organi-
1. Tableau « dressé en conformité à la loi du 2» vendémiaire. 3e année républicaine ». Archives de la Marne.