Voir Todrneux, III, ch. n
4- C’est le cas du prospectus intitule: Ordre des Jètes reliipeuses et morales qui doivent être célébrées pendant l'an I \ par la société de relu/ion naturelle du Inapte de là 1 ictoirc... ; à Paris au vestiaire du Temple, l’an l\ ; Bib. nat., Ld,8S 32.
5. L’Echo des cercles patriotiques et des réunions de théophilanthropes. Sur les différents états de ce journal, voir Tourneux, Bibl., Il, n° iii ili. L'Echo cessa sa publication, le io germinal au \l.
G. Le Journal, puis V Ami des Théophilanthropes, parut du io germinal an VI au i5 messidor de la mémo année. L’ex. de la Bib. nat., (Le- 9<j5) est incomplet. Manquent les n0' i5, iS à 20.
AVERTISSEMENT
Les journaux ordinaires ne soûl particulièrement intéressants que dans les rares moments où la presse jouit d’une certaine liberté, avant le 18 fructidor et après le 3o prairial, mais ces deux périodes sont précisément celles pendant lesquelles les journaux de la secte ne paraissent pas encore ou ne paraissent plus. Le recueil de M. Au lard : P ai •is pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire, Paris sous le Consulat, qui était en voie de publication pendant la préparation de ce travail, m’a beaucoup facilité le dépouillement de la presse parisienne.
Il faut mettre à part les journaux spécialement religieux, les Annales de la Religion du clergé constitutionnel, les Annales relii/ieuscs, politiques et littéraires 1 des réfractaires soumissionnaires. Je m’en suis beaucoup servi, surtout du premier recueil. Je les ai complétés et contrôlés par la curieuse Correspondance de l'abbé Dctorcy 1 2 3, qui jette un jour nouveau sur l’histoire du concile constitutionnel de 1797.
Les pamphlets, qui sont particulièrement abondants, ne sont pas une source négligeable, loin de là. Ils disent souvent ce qu’on n’ose confier à la presse, surtout quand elle n’est pas libre. Ils m’ont permis d’élucider certains points obscurs des rapports des théophilanthropes et de La Révellière.
De tous les documents imprimés, il n’en est pas dont j’ai fait un plus grand usage que du mémoire de Chemin-Dupontès, le fondateur de la secte, Qu est-ce que la ihéophilanlhropie 3 ? Bien qu’il soit très court, qu’il ne traite que de la théophilanthropie parisienne et qu’il soit plus souvent une apologie qu’un historique, ce mémoire n’en est pas moins d’un prix inestimable, parce qu’il est le
1. A partir du n° 21, elles s’intitulèrent Armâtes catholiques. Supprimées au 18 fructidor, elles reparurent en 1800 sous le nouveau titre d 'Annales philosophiques, morales et littéraires.
2. Publié, ë par E. Jovy dans le Bulletin de la Soc. clés Sc. et des Arts de Vitry-le-François, t. XVIII, 1898, in-8.
3. Composé à la lin de l’an VII pour répondre à trois questions mises au concours par la société teylérienne de Harlem, le mémoire de Chemin fut publié en l’an X avec des notes abondantes, aussi importantes que le texte.
S0ERCES IMPRIMEES
seul témoignage un peu suivi que les théophilanthropes nous aient laissé sur eux-mêmes. Je puis dire que je l’ai scruté et commenté presque ligne par ligne.
Le catalogue d’une collection d’autographes vendue par M. Jacques Charavay en 1862 *, m'a fourni une analyse et des extraits de plusieurs documents importants, tels que circulaires du bureau central de police, arrêtés de l’administration centrale de la Seine, pétitions des théophilanthropes pour obtenir des églises de Paris, correspondance des théophilanthropes avec les autorités, délibérations de municipalités d’arrondissement, etc.
11 est peu de mémoires de contemporains qui ne m’aient fourni quelque indication, mais je me suis surtout servi de ceux de La Révelliëre, de Barras, de Thibaudeau, de Chaptal, des mémoires sur Carnot par son fds. Les mémoires de Barras sont loin d’être aussi sûrs que les autres, il est difficile d’y distinguer ce qui est de Rousselin et ce qui est de Barras, mais il est presque impossible de s’en passer dès qu’on veut étudier d’un peu près la politique du Directoire.
Les correspondances diplomatiques ne m’ont pas fourni grand’chose, sauf celle du ministre de Prusse (publiée par Bailleu) qui est vraiment très riche en informations de toute nature.
Pour l’histoire de la théophilanlhropic dans les départements, les sources imprimées sont peu nombreuses. Elles se réduisent en général à des réimpressions ou contrefaçons des livres de Chemin, à quelques programmes de fêtes ou procès-verbaux 1 2, à quelques articles dans les journaux patriotes, à quelques mentions dans les chroniques, histoires ou biographies locales3. Il faut faire cependant une exception pour le déparlenient de l’Yonne, où la litlé-
1 . Catalogue d'une importante collection de documents aulot/raplies et historiques sur la Révolution française... ; Paris, Cliaravay, 1862, in-8.
2. Par ex. l 'Exposé de la cérémonie d'ouverture du temple théophilanthropique de Bourqes le 10 ventôse an VI... ; Bit), nat., Lcl188 43
3. La plupart des histoires de la Révolution en province s’arrêtent malheureusement à la Convention. La plupart aussi sont rédigées par des prêtres, qui ne consacrent aux sectes impies que quelques lignes dédaigneuses.
AVERTISSEMENT
rature théophilanthropique est assez abondante. Elle se compose surtout des nombreuses productions de Benoist- Lamothe, chef du culte à Sens, de ses rituels, hymnes, poésies, pamphlets, etc. ', des réponses de ses adversaires et de la deuxième série du journal L'Observateur de F Yonne, qui fut le moniteur officiel de la théophilanlhropie dans le département. Il faut y joindre des publications modernes, une monographie, d’ailleurs incomplète et assez peu exacte, sur la théophilanthropie dans l’Yonne, par M. Ch. Moiset1 2, les procès-verbaux de l’administration municipale d’Auxerre publiés par Demay3, l’essai bibliographique de II. Monceaux, La Révolution dans le département de l'Yonne Y
Les sources imprimées de l’histoire de la théophilanthrophie à l’étranger sontpeu nombreuses et en général peu importantes. Elles consistent surtout dans les traductions des ouvrages de Chemin en allemand, hollandais, italien (traductions qui sont parfois pourvues de préfaces intéressantes), dans quelques articles de journaux, quelques écrits de circonstance, comme la brochure de J ulien fils Quelques conseils aux patriotes cisalpins b, le livre de Morardo, Del culto relicjioso e de suoi ministri pensieri liberi °, la brochure du prêtre romain, J. -B. Ferrero, Disamina /ilosofica de’ Dommi e délia morale religiosa de' T eojilanlropi 1 * * .
En Angleterre, les sources sont un peu plus abondantes que dans les autres pays. Elles comprennent les divers ouvrages de David Williams, un précurseur de la théophilanthropie, qui fonda dès 1776 une église déiste à
1 Presque toutes les productions de Benoist-Lamothe se trouvent à la bibliothèque d’Auxerre, fonds Bastard.
2. Ch. Moiset, La théophilanthropie dans le département de l’Yonne, dans le Bull, de la Soc. des sc. hist. et natur. de l’Yonne,
2r sem. 1898, tirage à part.
3. Ch. Demay, Procès-verbaux de l’administration municipale de la ville d’Auxerre, dans le Bull, de la Soc des sc. hist. et natur. de l’Yonne, i885 et suiv.
4. II. Monceaux, La Révolution dans le département de l’Yonne, 1788-1800, Essai bibliographique ; Paris, 1890, in-8.