Séries L. 35, 36, ?>~j, etc
REGION DU CENTRÉ. - INDRE, ETC. 5l5
sançeset des décès. Quelques-uns cependant l'ont exception et paraissent animés d’un souille patriotique (ceux qui émanent du canton des Monts).
A partir de floréal an VII, les procès-verbaux sont unanimes à signaler la recrudescence du fanatisme. « La police des cultes ne se lait plus du tout », écrit le commissaire de Saint-Genest en messidor. Des « agents du royalisme » parcourent les campagnes, écrit celui de Loudun à la même date, et celui de Plumartin ajoute que dans son canton les processions se déroulent librement avec croix et bannières. On peut s’imaginer ce qu’était alors devenu le culle décadaire dans les campagnes.
Indre. — Dans l’Indre, l’administration centrale invita les prêtres à célébrer le décadi et à cesser leurs cérémonies du dimanche sous peine de déportation1. L’évêque de Chàteauroux, Héraudin2, protesta, mais la plupart des prêtres constitutionnels transférèrent leurs ollices au décadi i 4.
Puy-de-Dôme, Haute-Loire, etc. — L’administration centrale du Puy-de-Dôme était animée de sentiments tout contraires et les Annales de la Religion la félicitaient de « la manière avec laquelle elle protégeait le. culte" ». Dans la Haute-Loire, les réfractaires s’emparaient des églises et dans certains cantons, les brigands tenaient la campagne cl les congrégations se rassemblaient en costume5 *.