LES FÊTF.S NATIONALES A PARIS
la Marseillaise . le Chant du départ, le Ça ira furent exé- (mi lés par un orchestre et leurs refrains repris en chœur. Ricord, visant sans doute Sieyès, exprima le vœu que « le do prairial comme le 10 août, fut suivi du ai janvier».
Dix-huit fructidor. — Le 18 fructior nefutl'ètéque d’une façon assez mesquine. Le rapport dé Quinette brille surtout par son laconisme. En raison de la chaleur, l’affluence fut moins nombreuse qu’à l’ordinaire1 * 3. Contre son habitude, Sieyès dans son discours n’attaqua pas les terroristes, il se borna à protester contre les bruits de coup d’État, « contre les incompréhensibles soupçons soufflés dans toute la République. » Aux Cinq-Cents, le président Boulay (de la Meurthe) fit l’apologie du 3o prairial et mil le Corps législatif en garde contre la tentation d'exercer la dictature dans le gouvernement, « écueil où était tombé l’ancien Directoire. »
Fête funèbre de Joubert. — La fête funèbre de Joubert, célébrée au Champ de Mars, le 3o fructidor, fut une pâle copie de la fête funèbre des plénipotentiaires de RastadtL Des jeunes filles jetèrent des fleurs sur le sarcophage surmonté d’une urne. Des trophées funéraires, des cyprès entourèrent l’autel de la patrie. Sur des trépieds antiques brûlèrent des parfums, des groupes de guerriers se tinrent dans l’attitude de la douleur, etc. « L’assistance, dit le Journal du soir, n'était guère plus nombreuse qu'au 18 fructidor . » « On a remarqué avec peine, précise le bulletin décadaire de la police 4 , c[iic les juges de paix, leurs assesseurs et les commissaires de police se trouvaient en très petit nombre à la fête funéraire célébrée décadi dernier au Champ de Mars. Il y a même des arrondissements, dont il ne s’en trouvait aucun. »
Premier vendémiaire. — Les malheurs de la R-épubli que ne permirent pas à Quinette d’organiser, pour les
i. D’après La Clef du Cabinet du 20 fructidor (Aulard, V, p. 710).
•}.. La pompe funèbre en l'honneur de Joubert fut ordonnée par la loi du ig fructidor an Alt.