LA CRISE DU 30 PRAIRIAL. - LA PRESSE
ne nomme pas une fois les théopliilanlhropes. Il dédaigne de répondre directement au reproche de les avoir favorisés comme au reproche inverse de les avoir trahis. La seule allusion, qu’il se permette à leur sujet, est contenue dans cette phrase : « Comment m’accuser tout à la foisde m’être fait le chef d’une secte essentiellement différente du culte catholique et de livrer l’Italie aux puissances qui veulent y relever le trône du catholicisme 1 ? » Ses Mémoires sont presque muets sur cet incident pénible. On n’y trouve pas un seul mot amer ou même désobligeant à l’égard des théophilanthropes “.
La presse. — Quant aux journaux, la plupart accueillirent avec un scepticisme ironique les déclarations et les désaveux des théophilanthropes. Le Nécessaire ou Courrier du Corps Législatif railla leur ingratitude pour La Révellière3. Le Messager prédit que leurs calculs seraient déçus : « Ils espèrentque la chute de l’ex-directeur ne diminuera pas la ferveur pour leur culte. Mais le public, qui donne toujours dans la bosse, persiste à reconnaître le patriarche La Révellière et à regarder cette secte comme un corps sans tête depuis le départ de son Eminence4 ».
Seul ou presque seul, U Ami des lois, dont le directeur Poultier avait fait autrefois profession de théophilanthropie, prit un instant le parti île ses anciens frères et félicita La Révellière de les avoir protégés dans le temps : « Combien la haine nous aveugle souvent ! J'ai vu Boulay
lliermiilor an VII. Bit), nat., Lbi2 "4a et Mém., t. III. La brochure de La Révellière fui analysée et critiquée clans les Annales de ta reli- (jion, t. IX, p. 34 1 et suiv.