‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 82 sur 519 · LES PREMIERES RECRUES · texte numérisé non relu

LES PREMIERES RECRUES

L’un des premiers, il avait donné l’exemple des déprêtrisations à la fameuse séance de la Convention du 17 brumaire an II (7 novembre 1793). « Je suis prêtre, s’étaitil écrié, je suis curé, c’est-à-dire charlatan'. » Parent mettra en plain-chant plusieurs hymnes de la nouvelle secte2, composera plusieurs discours de morale dont quelques-uns seront imprimés dans les livres officiels des théophilanthropes ' ;

i.-J.-B. Chapuis '% prêtre marié, chaud patriote qui avait défendu la Convention en vendémiaire. Il sera avec Chassant et Parent un des bras droits de Chemin ; et il pourra plus tard se rendre le témoignage de s’être « constamment dévoué au succès de la théophilanthropie et d’y avoir consacré tout son temps8 ».

latine dans le culte catholique « usage irréligieux, irraisonnable, impolitique » (20 déc. 1792); dans le même article il demande le mariage des prêtres. Il applaudit au projet de Cambon de supprimer le salaire des prêtres, il juge cette « réforme conforme à l’esprit de l’Evangile » (7 mars 1793). « Ne vaudrait-il pas mieux, dit-il, avoir de bons canons que des cloches, des salles de communes ou pour les écoles que des presbytères ? « Le 18 avril 1793, il publia une Lettre sur les chansons nationales, le 9 mai 1793 il propose une fête de l'agriculture pour récompenser les cultivateurs. Il fait paraître, le 6 juin 1793 une Lettre sur les moulins et une Adresse aux fanatiques révoltés, le 27 juin 1793 une Lettre sur la destruction des oiseaux nuisil/les, et le 29 juin 1793 une autre Lettre sur le mariage des prêtres. — Dans le même journal, il annonce, le 10 octobre 1793, qu’il s’est fait garde national dans sa commune et qu’il monte la garde à son tour. 11 écrivit une Lettre sur la superstition (7 germinal an II, 27 mars 179/1) une ai|îrc sur la religion naturelle « la seule bonne » (i4 germinal an II, 3 avril 1794) et un article sur la République dont le but est le bonheur commun (20 ventôse an 111).

Page 1