‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 109 sur 125 · DANS LE CHIEN · texte numérisé non relu

DANS LE CHIEN

se rapportent à des observations trop superficielles. Mais de ce que nous venons dire, il me semble que si dans les variétés que nous avons mentionnées Y homme trouve quelque intérêt, ou quelque curiosité, la science y trouve des déformations , des exagérations , des défauts. Evidemment on n’ a pas ici de ces variations , ou de ces modifications , qui font progresser le type , ni qui soient une amélioration de l’espèce.

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Je vais donc fixer mon attention à quelques parties internes, et, plus précisément, à quelques os. — Des crê¬

tes osseuses très-hérissées sont sur le dessus du crâne , et à sa partie postérieure dans le mâtin, le dogue etc. Ce sont les lignes d’ attache des muscles élévateurs de la mâchoire inférieure et de ceux qui font mouvoir la tête sur les vertèbres cervicales. La crête supérieure ou sagittaire en concurrence avec la postérieure ou lambdoidale, fait un angle qui s’ avance en arrière au-delà du plan occipital.

On voit par là combien d’ étendue présente la ligne

VARIATIONS

d attache de la masse musculaire motrice des mâchoires. Dans ces expansions crestiformes, il se révèle un des princi¬

paux caractères des animaux carnivores; chez lesquels est très-remarquable aussi le grand évasement des arcades zygomatiques; qui de leur côté attestent du volume et de la puissance de la masse musculaire. Or, une trèsgrande convexité de cet os zygomatique se voit de même dans les chiens que nous venons de nommer : le mâtin , le chien de berger, le dogue etc. Toutes les formes donc du crâne de ces chiens démontrent le grand développement du système musculaire au service des mouvements de la mâchoire inférieure (1).

La bouche dans ces races est armée de dents trèsdéveloppées et très-fortes. Je dois donc présumer dès à présent un accord entre la forme dentaire de l’animal, et

(1) Les crêtes crâniennes forment encore une doublure des parois osseuses du crâne; et il est aisé de comprendre combien de résistance et de force générale elles ajoutent à la caisse céphalique. Force qui est très-grande à la tête du gorille et du mâtin , et qui manque à la tête de Y homme et du petit chien turc.

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