ARTICULATION CA RPO-MÉT ACARP1EN NE
On ne peut assez se prémunir contre Y impression embarrassante <T une irrégularité inextricable offerte par l’ articulation carpo-métacarpienne. Il suffit de jeter un regard sur cet interligne articulaire (1) pour y voir ramassées des parties relevées et concaves, des surfaces anguleuses proéminentes et rentrantes, des surfaces courbes et inclinées de tous sorts de manière qu' elles présentent, comme a dit M. Cruveilhier, une ligne articulaire extrêmément sinueuse.
Or est-il possible de s’orienter parmi ce labyrinthe de formes?
Il est d’ abord à peine nécessaire de rappeler que la partie de la main que nous allons examiner, est composée de parties qui sont fortement réunies entre elles, et étroitement serrées. Les trois os du carpe, c’est-à-dire le trapézoïde , le grand-os et 1’ os crochu, sont très-solidement reliés avec les quatre derniers métacarpiens, par
des ligaments intérosseux , par d’ autres ligaments ex-
ternes courts et tendus, et enfin par la construction mécanique même des têtes osseuses carpo-carpiennes. Ajoutons que les quatre os métacarpiens (celui du pouce excepté) sont si fortement reliés entre eux, qu’on peut dire qu’ils sont consolidés ensemble par les deux sortes
(1) Planche Y. fig. 4.