‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 58 sur 125 · POUCE DU TIGRE · texte numérisé non relu

POUCE DU TIGRE

lois mécaniques; et ce qu’ elles ont cle semblable et de commun entre elles, c’est ce qu’ elles ont de commun dans le mode de fonctionner et dans le but fondamental qu’elles ont à accomplir.

Nous avons dit d’abord que le pouce du tigre n’est pas monté avec de grandes sésamoïdes crestiformes ; en effet on en voit seulement de petites et globulaires.

Ce sujet mérite qu’on s’y arrête quelques instants.

Les métacarpes de la partie tétradactyle de la main du tigre , sont tous presque moulés sur une même forme. Il y a à la face dorsale un’ articulation hémisphérique ; et au côté volaire une caréné , avec deux sésamoïdes crestiformes très-développés. L’uniformité de leur mécanisme est en harmonie avec l’identité de fonction; car ce sont les quatre doigts qui achèvent l’ambulation digitigrade. Le pouce en est exclus; il ne touche pas à terre; il manque de la tête hémisphérique inféro-dorsale; d’où il résulte que T extrémité inférieure de ce métacarpe est toutà-fait différente des autres. Le pouce ne sert qu’ à un seul but; il sert à la griffe; et en effet l’ongle qu’il porte est le plus grand de tous (1).

(1) Oiï dit que les os sésamoïdes parmi diverses fonctions qu’ils ont à effectuer servent pour renforcer l’action des tendons dans leurs mouvements, ou d’en faciliter les mouvements à l’occasion de pressions auxquelles ils seraient exposés. Personne ne peut le nier. Mais ce qu’on est autorisé à nier, ce nous semble, c’ est que les grands sésamoïdes du tigre soient consacrés entièrement et uniquement à cette fonction là. S’ ils étaient tout simplement là pour favoriser l’action des tendons fléchisseurs

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