‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendanteChapitre 62 sur 125 · CHIEN · texte numérisé non relu

CHIEN

La limitation des moyens d’observation dont j’ai pu disposer, ne m’ont pas permis des recherches sur les parties molles de la main du tigre (1). J’ai eu donc recours à l’ examen de la patte de cet autre digitigrade, le chien. Plusieurs conditions anatomiques de celle-ci, sont fort bien applicables à l’autre.

Disons tout d’ abord que, de même que dans le tigre, la main du chien a deux os au protocarpe , le scaplioïdoluné, et le pyramidal, outre un très-grand pisiforme. Le premier a des formes bien moins prononcées que celles du tigre; la pointe a est surtout peu relevée; aussi les appuis contre les coups de torsion sont infiniment moins forts que dans le tigre. Le trapézoïde pourtant est placé dans une concavité du scapoïdo-luné capable de dominer, comme face de replacement les efforts de torsion, aussi bien que ceux de latéralité (2). Le grand-os est petit, déprimé au

(1) Je dois pourtant témoigner ma réconnaissanee aux Directeurs des Musées de notre Université pour les objets qu’avec tante de bienveillance ils ont mis a ma disposition.

(2) Les mouvements de torsion sur le carpe munis de ses parties molles , ont une certaine extension et facilité , mais comme on le comprend , on trouve bientôt des limites infranchissables. La torsion avec abaissement du pouce est plus étendue.

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