CHIEN
La limitation des moyens d’observation dont j’ai pu disposer, ne m’ont pas permis des recherches sur les parties molles de la main du tigre (1). J’ai eu donc recours à l’ examen de la patte de cet autre digitigrade, le chien. Plusieurs conditions anatomiques de celle-ci, sont fort bien applicables à l’autre.
Disons tout d’ abord que, de même que dans le tigre, la main du chien a deux os au protocarpe , le scaplioïdoluné, et le pyramidal, outre un très-grand pisiforme. Le premier a des formes bien moins prononcées que celles du tigre; la pointe a est surtout peu relevée; aussi les appuis contre les coups de torsion sont infiniment moins forts que dans le tigre. Le trapézoïde pourtant est placé dans une concavité du scapoïdo-luné capable de dominer, comme face de replacement les efforts de torsion, aussi bien que ceux de latéralité (2). Le grand-os est petit, déprimé au
(1) Je dois pourtant témoigner ma réconnaissanee aux Directeurs des Musées de notre Université pour les objets qu’avec tante de bienveillance ils ont mis a ma disposition.
(2) Les mouvements de torsion sur le carpe munis de ses parties molles , ont une certaine extension et facilité , mais comme on le comprend , on trouve bientôt des limites infranchissables. La torsion avec abaissement du pouce est plus étendue.