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EXPLICATION DE LA PLANCHE XVII

Atrophie des parties postérieures des Chéiroptères.

Rhinolophus famosus. Tem.

^ Copiée de Temminck. Monograph. des Mammifères Vol, 2 ° Planch, XXVIII)

ATROPHIE DANS LES CHAUVES-SOURIS

rieure, de même que l’exiguité à laquelle sont réduites les extrémités postérieures, sont des modifications réclamées impérieusement par l’acte du vol; car afin que le vol soit possible, il faut que le centre de gravité de l’animal se trouve sur la ligne qui réunit les épaules ou la base des ailes. Si les chéiroptères avaient leur corps comme à l’ordinaire, tel, par exemple, comme celui du furet ou des carnivores vermiformes, le vol leur serait impossible. Il leur faut un abdomen et un train de derrière réduit de tout ce qu’on peut retrancher, de manière que leur abdomen et leur thorax réunis en une masse, soient à peu près ovalaires, comme ceux du poulet et de tous les oiseaux en général. De plus, dans ceux-ci la concentration thoraco-abdominale est une exigence de moindre valeur que pour les chéiroptères. Car il y a bien peu d’ oiseaux qui aient la tête entre les épaules comme l’ hirondelle. Presque tous ont un cou plus ou moins long qui porte la tête en avant, celle-ci devient un contrepoids qui va former équilibre aux parties postérieures, c’est-à-dire aux jambes, souvent robustes et charnues. Les chéiroptères, à les voir, on les dirait presque sans cou, et par là il leur est interdit comme aux hirondelles, toute possibilité d’ un fardeau postérieur, ou plus précisément d’ un abdomen volumineux et allongé, et des jambes développées, robustes et charnues. Si ces particularités, que nous venons de signaler, sont des conformations qu’on dirait négatives, à l’égard du vol, on a des formes plus directement positives. Telle est la caisse thoracique, ample, volumineuse et postérieurement très-

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évasée (1) et les côtes dont elle se compose, grandes,

puissantes , et le plus souvent , tellement dilatées , que les intervalles qui restent entre elles sont linéaires. D’où il résulte que la surface présentée par la caisse thoracique aux muscles moteurs des ailes est très-spacieuse, trèsrobuste et unie ; le sternum en général entièrement ossifié à sa tête supérieure, ou le manubre , est très-développé. Presque toujours il se dilate transversalement; il présente par là deux bras puissants aux clavicules; d’où l’on connaît que cela fournit aux clavicules des points d’ appui aussi forts que possible. D' autres fois la dilatation des côtes s’étend encore davantage; et chez les PJiinolophas elle prend un maximum d' évolution , de manière à constituer une surface osseuse dilatée à la partie supéroantérieure de la caisse thoracique, qui rappelle un prin-

(1) La caisse thoracique du Pteropus marginatus a son grand diamètre antéro-postérieur égal à la longueur complessive de la région abdominale et lombaire jusqu’ à F origine du coccyx. La grande capacité de la caisse thoracique des chauves-souris se trouve en accord avec l’action du vol d’ une autre manière; car Chabrier signale justement que les poumons des chauves-souris sont presque aussi étendus que ceux des oiseaux, et de plus qu’ ils peuvent empêcher la sortie de l’air intérieur ( Mémoires dit Muséum T. 6. p. 446). De là une grande introduction d’air nécessaire au vol dans le corps de ces animaux dont quelqu’ un jouirait de la singularité qu’ on lit dans la cyclopédie de Todd , Yol. 1. p. 599. « In the genus Ny devis a curious faculty is observed, namentli the power of indating the subcutaneous tissue vitli air etc. »

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cipe de l’ écusson thoracique des oiseaux (1). En outre la face externe, ou antérieure de F os sternal est surmontée d’une crête médiane longitudinale, qui varie en hauteur chez les différents genres ; mais qui est fort relevée sur le manubre du Vespcrtilio murinus, portion réelle du brechet des oiseaux (2). Les clavicules longues, très-fortes (3), courbées do manière à élargir elles-mêmes F ambitus de la poitrine , et fournir de larges points d’ attache aux muscles puissants qui ramènent F aile vers le tronc. Enfin des

(1) Planche XVIII. fig. 1 et Blainville, Ostéogrciphie. Voir encore les observations de M. Alix sur le Pteropus Edioardsii. Bull. Soc. Phüom. 1867, T. 4. p. 127 ; et Meckel , Tom. 4 a propos du Rhinoloplius ferrum equinum.

(2) « Le vaste sternum donne attache à de puissants muscles pectoraux ; F épaule est consolidée par de larges omoplates et des clavicules robustes ...» etc. Temminck, Vol. 1. pag. 158.

(3) « De tous les mammifères les chauves-souris ont la clavicule plus volumineuse , elle y a presque la moitié de la longueur de F humérus, qui est pourtant considérable; elle est fortement convexe à sa face supérieure. » Meckel, 4. p. 25.

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