LE VOL CHEZ LES CHÉIROPTÈRES
os coracoïdes, et des os scapulaires d’une extension qui est extraordinaire parmi les mammifères.
Toutes ces formes rappellent bien les analogues des oiseaux; mais la ressemblance n’est pas seulement morphologique, elle est réelle, car les dispositions osseuses que nous venons de signaler servent, soit à donner des surfaces d’ attache à des muscles qui ont un volume extraordinaire pour des muscles de mammifère, soit à présenter par des résistances énergiques une grande protection contre les mouvements violents qui accompagnent l’action du vol (1).
Ce serait peut-être sortir du cadre de notre argument que de nous occuper ici du système musculaire consacré au vol. Le grand développement qu’ a reçu le système osseux relatif, et les adaptations spéciales de plusieurs de ces os pour le mécanisme du vol, sont des preuves suffisantes, pour démontrer l’importance, de même que l’extension du système musculaire (2).
Je crois que plus clair deviendra à présent ce que j’ai avancé ci-dessus; c’est-à-dire que les forces musculaires destinées à la translation de l’animal sont concen- %
trées autour des extrémités antérieures. Ce qui est vrai
(1) Et, comme a dit Géoffr. St. Hilaire: (Lect. 3. p. 18) « des lignes de forte résistance sont sur tous les points ménagées aux forces vives employées dans le vol. » Et Temminck,
(2) Y. Blainville. N. chef. Hist. Nat . art. Chéiroptère p. 222.