CARPE DU TIGRE
(le tous les doigts. Car le trùs-graude trapézoïde est enclavé dans une cavité angulaire offerte par le scaplioïdoluné; le grand-os s'y rapporte aussi; et le crochu avec sa forme triquètre va pointer très-foiiiement sur le côté ulnaire du scaplioïdo-luné par une face étendue. Enfin le trapèze est sous le processus volaire du même scaphoïdoluné, de manière que les cinq métacarpes vont tous se réduire, par T entremise des os du deuto-carpe, tous sous r unique grand scaplioïdo-luné. Le cubitus y prend part de son côté par V intermédiaire du pyramidal , qui par une base très-large s* appuie sur le crochu.
Outre cette première considération , qui se rapporte à Yartîis, comme colonne de sustentation, l'interligne articulaire présente encore par ses parties rentrantes et saillantes une manifeste disposition valable à fournir des contrastes ayant trait aux fonctions de préhension. Ici on n' a pas comme dans les animaux, dont Cuvier a dit « (1) que » la seconde rangée n' entre point par ses saillies dans les » intervalles de la première série, ou réciproquement » comme dans d' autres animaux. » L' éléphant, dont parle Cuvier, et ses congénères, le rhinocéros, le cheval, que nous avons nommés tout-à-l' heure, ont des extrémités dont la fonction est une seule, la sustentation. Mais le tigre, de môme que le chat et le chien, présente une multiplicité de contrastes entre les deux séries carpiennes qui par une opposition transversale assurent la main contre les coups de latéralité et de torsion. Il serait trop long d' ex-
(1) Ossements foss. 1.*^ pag. 22.