L' AILE DE LA. CHAUVE-SOURIS
Parmi les exemples choisis par vous, Monsieur, le plus singulier est sans cloute la main de la chauve-souris. Transformée en aile, qui n'a presque rien à envier à celle des oiseaux pour la facilité du vol, elle conserve pourtant les éléments de la main de l'homme, du chien, du tigre etc. Or comment s'expliquer cette adaptation sans recourir par la pensée à la dérivation des chéiroptères, du chien, du galéopitèque etc.? L'aile ou l'organe du vol d' une chauve-souris est en vérité une usurpation au type oiseau, ce qui pourtant n'est pas aussi étrange que de voir paraître là une caractéristique du type ornithologique , comme une exception isolée au milieu de la classe des mam;mifères.
Quoi qu'il en soit de ce paradoxe, pourquoi, dira-t-on, n' appliquer directement le système alaire ostéologique de l'ornithologie si complet, si parfait, si varié aux chauvessouris, plutôt que de tirailler, estropier un organe de préhension, la main, jusqu'à en faire un organe du vol? Quelle raison pourra-t-on apporter qui ne soit une de